Nicolas Sarkozy dans la tourmente

Publié le par DA Estérel 83

CL11112010

 

 

Y a-t-il un vainqueur indiscutable à l'issue de ces élections cantonales ? Mathématiquement, la réponse s'impose: le PS confirme son succès éclatant de 2004 en infligeant à Nicolas Sarkozy son troisième revers consécutif depuis 2007, après les municipales et les régionales, et il s'installe en suffrages comme premier parti de France. Écartant tout triomphalisme, Martine Aubry a pourtant dit accueillir cette victoire «avec beaucoup d'humilité». Les motifs de cette modestie sont évidents: le taux de nouveau très élevé de l'abstention et un vote en faveur du Front national très perturbant dans la perspective de la prochaine présidentielle.

La vague «bleu Marine» promise par la présidente du FN est certes très loin d'avoir submergé la France des cantons, avec au final moins d'une poignée de conseillers généraux élus. La porosité espérée entre l'électorat de l'UMP et les thèses frontistes n'a pas fonctionné pleinement dans les urnes. Mais avec 11% des suffrages exprimés au plan national, alors qu'il n'était présent que dans 400 cantons, le FN fait mieux que confirmer: il s'impose comme un acteur majeur pour la prochaine présidentielle.

Pour l'UMP, cette confirmation de la renaissance électorale du Front national bouleverse la donne pour 2012. D'autant plus qu'un nouveau sondage opportunément publié hier soir donne Marine Le Pen au second tour de la présidentielle dans tous les cas de figure, Nicolas Sarkozy étant éliminé dans trois scénarios (DSK, Aubry, Hollande) sur quatre. Présentées à l'origine comme un scrutin local, ces cantonales sonnent bien le premier acte de la campagne.

Dans la majorité, ces cantonales accentuent les tentations de remise en cause de l'évidence de la candidature de Nicolas Sarkozy à sa réélection. Ou pour le moins la pertinence de sa stratégie de reconquête de l'électorat FN en surfant sur les thèmes de la sécurité, de l'islam et de l'immigration «incontrôlée», avec Claude Guéant en sonneur de tocsin. Afin d'entrer concrètement dans la course à la présidentielle, la gauche devrait sans doute accélérer et simplifier le processus de désignation de son candidat.

Mais pour Nicolas Sarkozy, le temps urge encore davantage d'une reprise en mains qui passe nécessairement par un démarquage des thèses du Front national. Pour opérer cette mue, il faudrait que Nicolas Sarkozy entende les critiques, et accepte de les prendre en compte en changeant radicalement de cap. Jusqu'à présent, le chef de l'État fait la sourde oreille aux avertissements des centristes, de Jean-Louis Borloo et de biens d'autres ténors de la majorité.

Pourra-t-il rester longtemps dans le déni d'une contestation qui pourrait engendrer l'éclatement de l'UMP ?

C'est toute la question.

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Publié dans Politique

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V
<br /> les magouilles s'instaurent avec Coppé et Fillon, pour 2012 c'est cuit pour tout le monde, alors il faut que Sarko y aille ! Après les candidats de 2017, ya Coppé il ne s'en cache même pas !<br /> <br /> <br />
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