Mort du résistant Raymond Aubrac

Publié le par DA Estérel 83

LeMONDE

 

 

Raymond Aubrac sortant du Palais de Justice de Lyon, en compagnie de son épouse Lucie Aubrac, le 16 juin 1987, lors du procès de l'ancien chef de la Gestapo de Lyon Klaus Barbie, jugé pour crimes contre l'humanité.

 

Raymond Aubrac, l'un des derniers cadres de la Résistance, est mort mardi 10 avril au soir à l'âge de 97 ans à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, a indiqué sa fille dans la matinée de mercredi.

De son vrai nom Raymond Samuel, il était né le 31 juillet 1914, le jour de l'assassinat de Jean Jaurès, au sein d'une famille de commerçants juifs. Aprèsavoir échoué à l'entrée au concours à l'école Polytechnique, il devient ingénieur des Ponts, décroche un diplôme de l'université Harvard et rencontre Lucie Bernard, qui vient elle-même de recevoir une bourse pour étudier en Amérique. Une vie confortable s'annonce, quand surviennent la guerre et les lois antijuives. Ils s'engagent et participent à la création des premiers mouvements de contestation de Vichy Libération Sud.

Lire son portrait : "Raymond Aubrac : l'esprit de Résistance"

M. Aubrac était l'une des dernières personnalités de la Résistance à avoir connuJean Moulin. Il était le dernier survivant des chefs de la Résistance réunis et arrêtés en juin 1943 à Caluire (Rhône) avec le chef du Conseil national de la Résistance (CNR). Lucie Aubrac, elle aussi héroïne de la Résistance, est morte en 2007, à l'âge de 92 ans.

En 1947 et 1950, il avait été témoin à charge lors des deux procès du résistant René Hardy (mort en 1987), accusé d'avoir livré Jean Moulin à la Gestapo et acquitté au bénéfice du doute.

Raymond Aubrac était resté un citoyen très actif et avait notamment été ovationné en février 2008 après un discours défendant la laïcité, lors du meeting de campagne de Bertrand Delanoë pour les municipales.

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Publié dans Nation

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