Mélenchon : transformer l’essai

Publié le par DA Estérel 83

Ze Rédac

 

 

Par  Lautréamont

JL Mélenchon lors de Des Paroles et Des Actes - capture ZeRédac

JL Mélenchon lors de Des Paroles et Des Actes - capture ZeRédac

Jean-Luc Mélenchon a déjà gagné. Donné à 6% dans les sondages en début d’année, le voilà qui passe la barre des 15% dans les derniers livraisons. Une progression de fusée et un engouement qui ne se dément pas. En tout cas pas dans l’opinion. Il faudra voir si cette engouement se transforme réellement dans les urnes,  le 22 avril mais, en attendant, Mélenchon a gagné. Il existe là où il n’aurait dû faire que de la figuration.

Il fait turbuler le système.  Le contrat est déjà largement rempli. Et la gauche doit désormais compter avec lui.

Son objectif, on le sait, est de battre Marine le Pen, de terminer au moins troisième de ces Jeux Olympiques que sont les élections présidentielles.

Il en a fait son ennemi public n°1 déclaré, dès son entrée en campagne. Et si l’on en croit les sondages, il semble être en mesure de remplir cet objectif. Tombeur du Front National, voilà déjà une belle couronne de lauriers.

Mais l’avenir est bien plus large. En permettant à François Hollande de devenir président de la République le 6 mai prochain et en refusant de participer à un gouvernement, Jean-Luc Mélenchon  prépare l’avenir. Le sien et celui de cette gauche radicale, populaire, ouvrière qui n’incarnait plus depuis longtemps le PC et qui retrouve une nouvelle jeunesse à travers de Front de Gauche.

Il faudra donc des députés à Jean-Luc Mélenchon, un groupe pour mener la bataille à l’Assemblée,  pouvoir rêver à une véritable refondation et la création d’un grand parti populaire car il faut un débouché politique à une si belle cavalcade.

Depuis quelques jours d’ailleurs , Mélenchon a changé de registre. Tout aussi radical dans ses propositions mais plus madré sur la suite. Il commence à évoquer l’idée d’avoir des députés. Le signal est clair : l’aventure présidentielle fera long feu et il a bien l’intention de l’inscrire dans la durée. Et de peser de tout son poids sur la politique que mènera François Hollande dans les 5 ans qui viennent.

Jean-Luc Mélenchon a donc bel et bien déjà gagné et contrairement à François  Bayrou en 2007, ne gâchera pas ce nouveau rapport de force qui lui est totalement favorable.

Être faiseur de roi, ne pas s’enchainer dans un gouvernement qui devra gérer l’ingérable et peser de tout son poids politique à travers le parlement : joli mois de mai pour l’enfant terrible du Parti Socialiste.

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Publié dans Gauche

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