Logement, TVA, 35 heures: les principales annonces du président de la République
Interrogé d'entrée sur son éventuelle candidature à un deuxième mandat, Nicolas Sarkozy a indiqué qu'il intervenait ce soir "en tant que chef de l’Etat pour rendre des comptes aux Français".
A la fin de l'émission il a levé tous les doutes en indiquant qu'il avait "un rendez-vous avec les Français, je ne me déroberai pas". Dans l'intervalle il a présenté une série de mesures.
- Le logement
"Pour les trois ans qui viennent, tout terrain, toute maison tout immeuble verra ses possibilités de construction augmenter de 30%. Ce sont des emplois en France. Cela va faire pression sur les prix".
- L’emploi des jeunes
"Les grandes entreprises ne s’ouvrent pas assez aux jeunes.Dès le mois de février nous voterons un texte qui demandera aux entreprises de plus de 250 salariés d’avoir au moins 5% de jeunes en alternance ou en apprentissage et les sanctions seront doublées."
- Allègement des charges sur les bas salaires
"La décision que le gouvernement proposera au parlement sera d'exonérer de la totalité des charges familiales et patronales sur les salaires de 1, 6 à 2,1 le SMIC. Nous le financerons par une hausse 1,6 de TVA sur le taux moyen. Et nous allons augmenter de deux points la CSG sur les revenus financiers".
"Cette hausse de la TVA interviendra au 1er octobre. Nous espérons avec le gouvernement que ça va déclencher des achats par anticipation".
- Création d’une banque de l’industrie
"Nous allons créer une banque de l'industrie, filiale d'Oséo, qui est la banque des PME, parce que des chefs d'entreprise me le disent tous les jours : les banques ne prêtent pas assez. Quand les banques prêtent, elles prêtent trop cher".
- La fin des 35 heures
"Des entreprises pourront passer des accords sur la durée du travail si une majorité des salariés sont d’accord. Il y aura une négociation dès lundi avec partenaires sociaux sur des accords compétitivité-emploi... Les accords d'entreprise sur le temps de travail s'imposeront à la loi."
- Taxe sur les transactions financières
"La taxe sur les transactions financières sera de 0,1% sur les titres de toutes les entreprises cotées en France, même si l'achat est effectué
hors de France... La taxe entrera en vigueur au mois d'août de cette année et son produit pour l'Etat est attendu à un milliard d'euros en
année pleine, ce qui permettra de réduire le déficit."
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