Les vingt mesures du Parti socialiste pour 2012

Publié le par DA Estérel 83

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Le Journal du Dimanche publie les « vingt mesures » (en fait un peu plus) qui structureront le projet « social-écologiste » du Parti socialiste pour 2012. Deux axes : l'Etat (dont il faut restaurer le rôle) et la jeunesse (qui doit être la priorité).

Les dirigeants du PS doivent examiner le texte final lundi. Martine Aubry les détaillera mardi matin. Selon Guillaume Bachelay, cheville ouvrière du projet, cité par Le Journal du Dimanche, « c'est un texte sérieux d'une gauche sérieuse ».

Vingt propositions phares seront mises en exergue au début du document. Il s'agit de combattre le sentiment de déclassement des Français et leur désarroi face à la mondialisation.

La jeunesse

  • 300 000 emplois jeunes ;
  • allocation d'autonomie ;
  • requalification des stages en contrats de travail.

La fiscalité

  • fusion de l'impôt sur le revenu avec la CSG ;
  • baisse de la taxation des bénéfices réinvestis.

L'environnement

  • sortir du tout nucléaire (sur vingt ans) ;
  • une TVA écolomodulable.

La régulation 

  • plafonnement des salaires des dirigeants des entreprises publiques, qui ne devront pas gagner plus de vingt fois plus que les plus bas salaires (pauvre Ghosn, pauvre Progio !) ;
  • égalité salariale hommes-femmes (déjà sept lois depuis 1972, précise Le JDD) ;
  • des salariés dans les conseils d'administration (idée poussée par DSK) ;
  • encadrement des loyers dans les zones « en tension » ;
  • nouvel indice des prix, tenant compte des dépenses contraintes des ménages ;
  • les jeunes médecins incités voire obligés d'aller dans les « déserts médicaux ».

L'Etat

  • indépendance du parquet ;
  • renforcement des moyens de la justice ;
  • des « sanctions rapides et proportionnées » ;
  • police de proximité : 10 000 postes ;
  • des classes moins nombreuses à l'école ;
  • des moyens sur le premier cycle de l'université (pour combattre l'échec et assurer la pluridisciplinarité).

L'investissement

Depuis trente ans, deux millions d'emplois industriels ont disparu, dont un demi-million depuis 2008. Selon le PS, il n'y a pas de fatalité, et il est possible de lutter contre cette destruction de l'outil industriel :

  • création d'une Banque publique d'investissement (qui regroupera Caisse des Dépôts, Banque postale, Fonds stratégique d'investissement, Oseo…). Les socialistesl'appellent le 2P2I (Pôle public d'investissement industriel). Il sera décliné en fonds régionaux. Cette banque encouragera « l'innovation, les relocalisations d'activité, la protection des brevets, la sécurisation des parcours professionnels, la promotion à l'international… ;

  • emprunt européen : c'est un très vieux serpent de mer du débat politique européen : en 1993, Jacques Delors, président de la Commission européenne, avait proposé un tel emprunt pour financer des grandes infrastructures. Il s'agit de retrouver des marges de manœuvre financières, les Etats étant dans des situations budgétaires difficiles. Les pays seraient donc moins fragilisés face aux marchés financiers…

    Mais la mise en œuvre d'un tel projet impliquerait une modification des traités européens qui interdisent les emprunts contractés par plusieurs pays ou par l'UE. Et il faudrait convaincre l'Allemagne : ce ne sera pas du Streuselkuchen.

Dessin de Chimulus.

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Publié dans PS

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