Les ricaneurs...
« Ta Ségolène, elle s’est faite lessiver (…) C’est normal, elle est nulle. C’est bien fait pour elle. »
Voilà le genre de remarque que j’essuie dans mon environnement immédiat.
Certes, je n’ai jamais fait mystère de mes opinions (sans pour autant dévoiler ma qualité de blogueur politique), mais je n’arrive pas à me faire à ce type de jugement à l’emporte pièce.
Lorsque Ségolène Royal a annoncé son soutien logique à François Hollande, une personne –de sexe féminin je le précise - a même cru intelligent d’ajouter sur un ton dédaigneux : « Bah, il fallait s’y attendre, c’est le père de ses quatre enfants ».
Il faut croire que les raisons politiques de ce ralliement importent peu. Bref… Il faut croire que pour certain(e)s, une femme ne peut être qu’en état de sujétion (par rapport à un homme ou à des enfants).
Depuis lundi, on me charrie, on me titille de façon plus ou moins bien inspirée sans se rendre compte que ce type d’argumentum ad personam a grandement participé à ma militancede ces cinq dernières années.
A quoi bon tenter une contradiction ? D’ailleurs, nombre de mes ricaneurs ont voté Sarkozy en 2007 et peinent à reconnaître aujourd’hui leur erreur.
Comment défendraient-ils l’indéfendable ?
Alors ? Alors ils ricanent comme ils peuvent…
Au fait, il paraît que Valérie Trierweiler, la compagne de François Hollande, a posté sur son compte Twitter un petit hommage à Ségolène Royal. C’est sympathique de sa part. Elle n’y était pas obligée.
Je pourrai dire demain à mes interlocuteurs habituels : « Finalement, vous voyez, les familles recomposées, ça a parfois du bon. »
Cet hommage change en tout cas des propos d’une grande « féministe » : Sylviane JOSPIN