Les gesticulations désespérées de Nicolas Sarkozy

Publié le par DA Estérel 83

Ze Rédac

 

 

Par Lautréamont

Il s’agite… Et il s’agite encore et encore. Dieu que cet homme peut s’agiter ! Nicolas Sarkozy cavale, gesticule, se démultiplie tel un shiva descendu du panthéon des dieux indiens, il est passé par ici, il repassera par là…

Une campagne d’entre-deux tours épuisante à suivre, à regarder, à écouter. Une avalanche de mots qui disent tous la même chose : venez à moi les électeurs du FN. 

Venez . Et sifflons ensemble les méchants syndicats, les menteurs socialistes, les horribles médias, observateurs et sondeurs … Venez à moi, nous la vraie France, les vrais travailleurs, les vrais…tout.

Et il en haine, meeting sur meeting, interview sur interview dans un tourbillon qui ne l’empêchera pas de sortir au plus bas le 6 mai au soir. Car Nicolas Sarkozy aura en partie laisse son âme dans cette bataille. Après avoir choisi le ligne la plus dure, la plus malsaine, cette ligne de Patrick Buisson au détriment d’Henri Guaino, après nous avoir assèné ses mots mortifères sur le hallal, les immigrés, les méchants syndicalistes, une ligne qui a mené à l’échec de premier tour, il persiste dans cet entre-deux tours pour draguer un électorat qu’il a lui même contribué à jeter dans les bras de Le Pen.

Trahissant les promesses de 2007, abandonnant cette France des sans-voix, piétinant les droits à l’éducation, pulvérisant les services publics, laissant croupir les banlieues.

Et le voilà, tel un enfant de choeur, maniant  l’humour comme  au cabaret des deux ânes, le voilà expliquant qu’il ne leur en veut pas de ne pas avoir voté pour lui,  mais qu’il faut à nouveau lui faire confiance.

Sarkozy tourne en rond, sur lui même, se gave de ses propres mots, de sa propre image pour arriver au même résultat : une défaite cinglante etl’implosion annoncée de l’UMP.

Et ses rodomontades sur François Hollande, ses propositions de débats sur le mode: viens ici si t’es un homme, n y changeront rien. Comme beaucoup, il s’est trompé sur la nature de Hollande. Maîtrisé, rationnel et incontestable champion de l’esquive. Car le candidat socialiste ne se perd jamais dans des combats inutiles. Et pas une seule fois, Sarkozy ne sera parvenu à l’attirer sur son ring. Face à la gesticulation. Hollonde oppose la raison et le calme des vieilles troupes. L’assurance aussi de celui qui fait la course en tête et n’a aucunement l’intention de prendre le moindre risque et perdre la partie.

À l’homme agité, la France va choisir l’homme tranquille. Et c’est heureux.

Publicité

Publié dans SARKOZY

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article