Législatives à La Rochelle : Royal-Falorni, la suite du feuilleton
Comme prévu, Olivier Falorni sera candidat aux élections législatives. Ségolène Royal trouve cela « étrange ».
Olivier Falorni, premier secrétaire fédéral du Parti socialiste en Charente-Maritime, annoncera dimanche, lors d'une réunion à La Rochelle, sa candidature aux élections législatives dans la circonscription de La Rochelle-Ré. Celle-là même où Ségolène Royal a été investie par les instances nationales du PS, au grand dam d'une partie des militants ainsi privés de primaires internes.
La candidature d'Olivier Falorni ne devrait laisser pantois personne, tant elle était prévisible et même annoncée par certains de ses proches. Jean-François Fountaine, par exemple, porte-parole du collectif de soutien, n'en faisait pas mystère. Pour l'instant, Olivier Falorni préfère ne pas faire de déclarations publiques, via les médias, préférant réserver la primeur à ses supporters ainsi qu'aux habitants. Et de préciser : « C'est-à-dire que je veux agir à l'inverse de ce qu'a fait Mme Royal. »
« Il est instrumentalisé »
Hier, à Poitiers, en marge de la commission permanente du Conseil régional, interrogée à propos de cette candidature, Ségolène Royal s'est tout de même dite « étonnée » : « Il prend ses décisions, je n'ai pas de commentaires à faire, mais je trouve cela étrange. Oui, il est étrange qu'il se présente dans cette circonscription où j'ai été investie, contre moi donc qui étais candidate à la présidentielle au deuxième tour en 2007. Je pense qu'il est instrumentalisé. C'est du gâchis car il y aura d'autres échéances électorales. Il va être obligé de démissionner du PS. »
De son côté, Olivier Falorni qui, lui aussi, siégeait hier à Poitiers, a tout de même consenti à réagir aux propos tenus par Ségolène Royal. L'idée que l'on puisse penser qu'il serait manipulé l'agace manifestement.
« Ce qui est étrange… »
« Ce commentaire est à l'image du peu de considération qu'elle a pour les habitants de cette circonscription. Je suis un responsable politique majeur et vacciné. Ce que je trouve étrange, c'est d'être imposée, parachutée et de faire annuler des élections internes. Quand on s'affranchit des règles de son propre parti, il ne faut plus s'étonner de rien. »
Olivier Falorni, qui est également adjoint au maire de La Rochelle, Maxime Bono, et conseiller régional, refuse de dire s'il a l'intention d'abandonner son mandat de premier secrétaire fédéral et de démissionner du PS : « On verra dimanche. » A priori, c'est tout vu. On n'imagine pas qu'il puisse, dans ces conditions, rester le patron de la fédération du PS en Charente-Maritime, même si nombre de militants lui restent fidèles.