Le va-tout va-t-en-guerre civile de Nicolas Sarkozy
Le président sortant se cabre devant la sortie qui lui semble promise. Il cherche à puiser, dans l'humiliation ambiante, un nouveau ressort. Comme en 2007, il vise une victoire fondée sur de foudroyantes équivoques : l'offensive des apeurés, le mouvement des rétrogrades, l'audace des craintifs, la générosité déferlante des masses haineuses.
Depuis son entrée en campagne, Nicolas Sarkozy use de son discours comme d'une clef de contact manipulée sans relâche, pour qu'enfin se produise le démarrage désiré. Mais sa dialectique tourne à vide. Privée d'efficacité, elle laisse davantage deviner sa logique chaotique : je suis ouvert aux autres mais ça va barder pour les étrangers, je suis attaché à la laïcité et c'est bien pour cela que je vous bassine avec la religion, nous pensons à l'avenir donc nous nous recroquevillons sur l'identité nationale.
Avec toujours ce renversement de la réalité, travestie avec brutalité : les fraudeurs sans morale ne campent pas du côté de Woerth-Bettencourt mais des immigrés assistés ; le bling-bling c'est la burqa ; les racistes sont ceux que nous sommes contraints de vomir !
Démonstration vidéo, qui revisite une logomachie cousue de fil blanc et usée jusqu'à la corde...