Le nouveau pari d'Obama

Publié le par DA Estérel 83

CL11112010

 

 

C'est un drôle de cadeau de bienvenue que Barack Obama a réservé à Benjamin Netanyahu à l'occasion du voyage officiel du Premier ministre israélien aux Etats-Unis. Au moment où ce dernier prenait l'avion pour Washington, le président américain appelait en effet - et pour la première fois - à la création d'un Etat palestinien sur les bases des frontières de 1967.

Un véritable pavé dans la mare ! Car que signifie ce retour aux lignes d'avant la guerre des Six Jours ? Non seulement une redistribution des cartes pour assurer la continuité de territoire entre Gaza et la Cisjordanie mais surtout la cession aux Palestiniens de la partie ouest de Jérusalem, celle-là même qui, avant 1967, appartenait à la Jordanie.

La proposition d'Obama, c'est la fin du vieux rêve d'un «Grand Israël» nourri par la droite israélienne. C'est aussi un piège qui se referme sur ceux qui l'ont posé. Que faire en effet des 300.000 colons qui ont été subventionnés pour aller s'établir en Cisjordanie en totale contradiction avec les accords de Camp David et en ignorant les rappels à l'ordre de la communauté internationale ?

Mais surtout quelle contreproposition opposer à cette partition de Jérusalem alors même qu'on a été les premiers à ériger ce mur de la honte excluant les Palestiniens ? Que peuvent répliquer ceux qui n'ont pas su écouter les voix qui - y compris en Israël - proposaient inlassablement que Jérusalem, indivisible, soit la capitale des Palestiniens et des Israéliens ?

Sans doute est-il bien trop tôt pour dire si le discours d'Obama constitue une avancée historique pour le processus de paix au Moyen-Orient. On a en effet connu bien trop de faux espoirs pour ne pas être extrêmement prudent sur les chances de réussite de cette nouvelle proposition. Il reste que celle-ci, à l'exception de l'Iran, a reçu des signes de soutien encourageants. De l'Europe bien sûr, de la Ligue arabe, du nouveau pouvoir égyptien (il est vrai que dans le même temps Obama annonçait un gros chèque au pouvoir intérimaire...) mais surtout de l'Autorité palestinienne.

Même si Netanyahu n'a rien su faire d'autre que de répondre par une sorte de réflexe pavlovien en annonçant une nouvelle implantation de 1.500 logements dans les territoires occupés, il faut souligner que l'initiative américaine survient dans un contexte favorable. Les révolutions arabes, l'engagement des occidentaux aux côtés des rebelles en Libye, les tremblements sanglants qui secouent la Syrie sont autant d'éléments qui changent la donne.

C'est ce qu'a parfaitement compris l'ex-ministre de la Défense israélien Shaoul Mofaz, dirigeant du parti d'opposition Kadima, président de la Commission des affaires étrangères, quand il a applaudi hier au «discours historique» d'Obama et appelé le gouvernement à en suivre les grandes lignes ou... «à provoquer des élections anticipées».

 

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Publié dans Etranger

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V
<br /> ce Barack me plait de plus en plus, il est patient et obstiné un peu beaucoup comme une certaine Ségolène, oû deux personnes de son équipe étaient venues en 2006 voir comment elle s'y prenait pour<br /> la campagne de 2007. je sais qu'ils sont amis, et cela ne m'étonne pas.<br /> <br /> <br />
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