Le gros coup de main de la France

Publié le par DA Estérel 83

CL11112010

 

 

Au fil des jours et d'un siège qui a duré près de deux semaines, le risque de voir le pays basculer dans une véritable guerre civile était devenu la hantise de Paris. La France a donc pris ses responsabilités en même temps que toutes les précautions diplomatiques possibles.

 

La nouvelle est tombée hier à 15h24 sur le fil de l'Agence France Presse. Validée par l'ambassadeur de France en Côte-d'Ivoire. Laurent Gbagbo venait d'être arrêté dans sa résidence. Non pas par les forces spéciales françaises, comme annoncé peut-être un peu vite un peu plus tôt. Mais - en tout cas officiellement - par les forces du président Ouattara.

On ne saurait mieux souligner à la fois l'ambiguïté de la situation de chaque acteur sur place et le rôle déterminant qu'a, de toute façon, eu la France dans cet épilogue... Avec ce dénouement, c'est d'abord un sentiment de soulagement qui prédomine, tant depuis ces derniers jours la situation humanitaire et sécuritaire était devenue épouvantable à Abidjan.

Alors que le contingent de l'ONU sur place donnait jour après jour des preuves navrantes de sa passivité face aux exactions des pro-Gbabgo, alors que des rumeurs de plus en plus crédibles montaient sur des massacres commis dans l'ouest par des partisans de Ouattara, il était temps d'en finir. Au fil des jours et d'un siège qui a duré près de deux semaines, le risque de voir le pays basculer dans une véritable guerre civile était devenu la hantise de Paris.

La France a donc pris ses responsabilités en même temps que toutes les précautions diplomatiques possibles: chaque tir de missile français, chaque intervention de la force Licorne s'est faite sur la base de résolutions de l'ONU. C'est encore l'armée française qui a été à la manoeuvre lorsqu'il s'est agi d'évacuer et de protéger nos compatriotes mais aussi tous les résidents étrangers. Toujours la France qui a exfiltré sous les tirs nourris des pro-Gbagbo les personnels diplomatiques.

Si l'armée française n'avait pas fait le travail cela aurait été de la non-assistance à population en danger. Gbagbo a sans doute lui-même d'ailleurs hâté sa chute en lançant ses appels anti-Français et en visant la résidence de Ouattara mais aussi celle de l'ambassadeur de France. Le voici désormais aux mains du président reconnu par la communauté internationale. Fin de règne donc pour le président battu qui devra répondre devant la justice de ses actes.

Début de partie pour Ouattara qui doit désormais gérer une situation épineuse. Même s'il a été élu régulièrement, le nouveau président va devoir s'imposer. D'abord pour montrer qu'il n'arrive pas dans les bagages de l'ex-colonisateur.

Ensuite pour réconcilier un pays qui s'est déchiré trop longtemps. Lui et son premier ministre ont déjà lancé des appels à cette réconciliation nationale. Mais les mots ne suffiront pas. Ouattara va devoir faire la preuve de son impartialité - en respectant son engagement de juger sans discrimination tous ceux qui ont du sang sur les mains - mais surtout en ouvrant son gouvernement à toutes les sensibilités et confessions. La tâche s'annonce d'ores et déjà titanesque.

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Publié dans Politique

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V
<br /> c'est peu dire, mais n'oublions pas les 12 000 français avec villa, commerces et entreprises florissantes installés là-bas, protègés par la force licorne, et oui 1500 hommes payés avec nos impôts<br /> pour ces nouveaux colonialistes qui ont eu "peur" obligés de se terrer chez eux avec leur personnel, le chauffeur et le "boy" homme à tout faire !!!<br /> <br /> <br />
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