Le coup de boule de Hollande à Sarkozy
Comme d'autres, j'en ai marre d'avoir à défendre Hollande. J'en ai tout aussi marre descritiques intra-gauche contre lui. Les amis, on va se l'écrire et se le dire une bonne fois pour toutes: les soutiens du candidat Hollande (dont votre serviteur) ne cherchent pas à grapiller des voix à gauche mais à gagner en France. Tenez-vous le pour dit: nous ne sommes pas concurrents.
Nous sommes e-n-s-e-m-b-l-e. Pas tout de suite, mais plus tard.
Je ne cherche plus à savoir si Mélenchon a raison contre Hollande. Peut-être, parfois, sans doute. Mais là n'est pas la question. Mélenchon doit faire sa campagne, gagner le plus de voix, améliorer son rapport de forces. MAIS PAS EN TACLANT LES PLUS PROCHES DE LUI. Hors Eva (JOly), François (Hollande) et même les improbables Poutou ou Arthaud sont
Grande nouvelle, Hollande n'est pas Sarkozy. Il ne tremble pas de l'épaule gauche, de porte pas de talonnettes, ne bondit pas en direct ou en coulisses dès que quelqu'un l'agresse verbalement; il ne s'énerve pas au point d'en perdre toute mesure; il prépare parfois sa réponse, un truc incroyable. Je vous le répète: il prépare sa réponse.
Ainsi mercredi 9 novembre, François Hollande a résumé d'une phrase ce que j'essaye de chroniquer depuis 4 ans (nul narcissisme, Hollande ne lit pas encore les blogs):
On ne peut pas adopter un discours churchillien à la fin de la guerre
Désolé, c'est l"une des formules les plus efficaces que j'ai entendue depuis longtemps. Elle assimile Sarko à un "résistant" de la dernière heure (contre les marchés, pour la rigueur), et souligne ses reniements en cascade.
A tou(te)s les critiquEs de gauche ou de droite: désolé. François Flamby vient de vous la mettre grave, comme dirait l'une de mes propres racailles. D'une formule, le candidat résume