Lauvergeon refuse le cadeau de départ proposé par Sarkoz

Publié le par DA Estérel 83

Rue89

 

 

Anne Lauvergeon et Nicolas Sarkozy à New Delhi lors de la signature de contrats EPR, le 6 décembre (Lionel Bonaventure/Reuters).

 

Anne Lauvergeon est la femme qui a dit deux fois non à Nicolas Sarkozy. Selon Challenges, le Président aurait proposé à la patronne sortante d'Areva une indemnité équivalente à deux années de salaire, proposition qu'Anne Lauvergeon a déclinée : elle se contentera de l'indemnité régulière. En mai 2007, Sarkozy lui avait déjà proposé le ministère des Finances ; son refus avait fortement déplu au président. « Il n'est pas facile de lui dire “non” », avait confié au Monde la présidente d'Areva.

C'est au cours d'un entretien, lundi dans l'après-midi à l'Elysée, que les modalités du départ d'Anne Lauvergeon ont été discutées.

Elle empochera 1,5 million (quand même)

Au service de presse d'Areva, on précise que la patronne du groupe recevra les indemnités normales prévues pour les membres du directoire :

  • Deux fois le montant cumulé de la dernière part fixe, en base annuelle, de sa rémunération annuelle au jour de son départ.
  • Une fois la moyenne de la part variable, en base annuelle, de sa rémunération des trois dernières années.

Même si elle sont inférieures à la proposition qu'aurait faite à Anne Lauvergeon l'Elysée, ces indemnités sont estimées à 1,5 million d'euros. Ce qui permet de voir venir.

Le chef d'Etat avait décidé de ne pas reconduire à la tête d'Areva Anne Lauvergeon, dont le mandat s'achève à la fin du mois. Elle sera remplacée par Luc Oursel, directeur général délégué du groupe.

La victoire de Proglio

Elle était donnée partante depuis plus d'un an. C'est à la fois la victoire de son ennemi Henri Proglio, PDG d'EDF, et Patrick Kron, PDG d'Alstom, tous deux proches de Sarkozy. Et la fin d'un longue inimitié avec Nicolas Sarkozy. « Elle ne fera pas un mandat de plus », aurait déclaré le Président à la mi-janvier, selon Le Parisien.

Pour gérer sa sortie médiatique et politique, Anne Lauvergeon, ex-secrétaire générale adjointe de l'Elysée, ex-sherpa de François Mitterrand, a peut-être été conseillée parAnne Méaux (de l'agence de communication Image7 et qui travaille pour elle). En tout cas, ce geste lui ouvre une voie dans l'opposition au chef de l'Etat. Un destin à la Christine Lagarde, qui sait ?

Photo : Anne Lauvergeon et Nicolas Sarkozy à New Delhi lors de la signature de contrats EPR, le 6 décembre 2010 (Lionel Bonaventure/Reuters).

 

 

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Une fois de plus, le Machin est généreux avec les deniers des contribuables quand il s'agit d'écarter quelqu'un, non pas pour incompétence - ce qui serait  le cas de nombre de ministres - mais parce que cette dirigeante a osé lui dire NON.

Ce type a un problème avec les femmes, surtout quand elles ont du caractère, c'est indéniable.

Souvenons-nous qu'une femme l'a quitté au début de son mandat, gageons qu'une autre risque fort de faire la même chose après que la France lui ait donné congé en 2012.

Signature Serge


 

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Publié dans Politique

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