La santé publique en danger
Le blog de Loic CAURET
Entre Révision Générale des Politiques Publiques, diminutions des crédits pour les établissements de soins et recentralisation du système hospitalier, la majorité UMP mène la santé publique droit dans le mur.
Ainsi, dans le cadre de la campagne budgétaire 2011 et de la tarification à l’activité (T2A), le Ministre de la Santé vient d’annoncer une diminution des tarifs T2A des hôpitaux publics de 0,2 % qui va se traduire par une baisse de 700 millions d’euros au total. Et ceci, dans un contexte où leur activité a augmenté de 2,9 % en 2010 et devrait, à nouveau, s’accroître de 2,4 % en 2011…
En parallèle, le Ministre a également annoncé que les tarifs des établissements privés resteront stables.
En parallèle, le Ministre a également annoncé que les tarifs des établissements privés resteront stables.
A l’heure où les besoins en personnel sont d’ores et déjà criants, les 700 millions d’euros non attribués aux hôpitaux publics en 2011 représentent près de 15 000 emplois en moins… Manifestement, le président Sarkozy et sa majorité UMP ont fait le choix de sacrifier le service public hospitalier au profit (c’est le cas de le dire !) des intérêts du secteur privé commercial.
Car il ne faut pas oublier qu’en 2009, ce sont 10 000 postes qui ont disparu dans la santé publique.
Face à cette pénurie organisée, les directeurs d’hôpitaux sont en première ligne pour assumer les coupes dans les moyens financiers et humains qui se traduisent, dans certains cas, par des fermetures de service.
Pendant ce temps, les députés UMP qui, mois après mois, avalisent toutes ces décisions (réforme de l’hôpital, lois de finances…), essaient de nous faire croire qu’ils n’y sont pour rien quand ils reviennent dans leur circonscription.
Ce double langage devient de plus en plus difficile à admettre… Car pendant ce temps, ce sont les patients qui trinquent.
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