La France perd son triple A

Publié le par DA Estérel 83

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Standard & Poor's a dégradé la France, ce vendredi 13 janvier, en lui retirant sa note d'excellence triple A, selon une source gouvernementale, citée par l'AFP sous couvert de l'anonymat. La baisse, d'un cran, a été confirmée de sources européennes en début de soirée. En revanche, l'agence de notation financière a maintenu les notations de l'Allemagne, de la Belgique, des Pays-Bas et du Luxembourg. Bercy, tout comme l'Elysée, se refusent pour le moment «à tout commentaire». Le Front de Gauche appelle, lui, à un rassemblement devant Standard & Poor's 40 rue de Courcelle, à 18h30.

La Bourse de Paris n'a que légèrement fléchi à la clôture (-0,11%).  Vers 17h30, l'euro est tombé à 1,2681 dollar, marquant ainsi un nouveau plus bas depuis plus de 16 mois, alors qu'il valait 1,2816 dollar jeudi vers 23h00. L'euro plongeait aussi face à la devise nippone, à 97,53 yens contre 98,38 la veille.

Outre la France, l'Autriche, dont les banques sont très fortement engagées sur les dettes privées et publiques hongroises, pourrait elle aussi être dégradée.

Standard & Poor's avait annoncé le 5 décembre que la plupart des pays de la zone euro pourraient voir leur note abaissée à très court terme en raison de la crise des dettes souveraines. L'agence de notation avait alors désigné la France en précisant qu'elle pourrait être dégradée de deux crans contre un seulement pour les cinq autres pays AAA de la zone euro, soit l'Allemagne, l'Autriche, la Finlande, le Luxembourg et les Pays-Bas.

Dès novembre, au vu de l'évolution des marchés, la France paraissait certaine de perdre son triple A. Les analystes mettaient en avant pour justifier l'envolée des taux français les faibles perspectives de l'économie française. Alors que le gouvernement français table sur une croissance de 1 % l'an prochain, l'Union européenne pense que 0,6 % sera un grand maximum.

Au moment même ou presque de l'annonce de la perte du triple A, les banques ont annoncé qu'elles suspendaient leurs négociations avec Athènes sur les modalités de la restructuration de la dette publique de la Grèce, et ont laissé entendre qu'elles pourraient revenir sur leur engagement à en effacer volontairement une grande partie.

L'Institut de la finance internationale (IIF) écrit dans un communiqué diffusé dans l'après-midi que, «en dépit des efforts des dirigeants grecs», la proposition des banques d'abandonner 50% de la dette de l'Etat grec en leur possession, «n'a pas abouti à une réponse ferme et constructive de la part de toutes les parties». «Dans ces conditions, les discussions avec la Grèce [...] sont suspendues pour permettre une réflexion sur les bénéfices d'une approche volontaire» ajoute ce texte publié au nom de l'Américain Charles Dallara, directeur général de l'IIF, et du Français Jean Lemierre.

A la bourse de Paris, les valeurs bancaires ont terminé la journée dans le vert, BNP Paribas, Société générale et Crédit agricole terminant toutes les trois au dessus de +2%. Ce sont pourtant les établissements bancaires qui ont largement contribué à la dégradation de la note française. Leurs engagements dans les dettes des pays les plus en difficulté de la zone euro sont vus comme problématiques.  Les banques françaises sont par exemple les premières créancières étrangères de l'Italie : à fin juin, elles détenaient 416 milliards d'euros de dettes publiques et privées italiennes. Cette surexposition des banques françaises effraie le système financier. Beaucoup redoutent qu'elles ne puissent faire face à une détérioration  de la situation en Italie. Les trois premières banques françaises – BNP Paribas, Société générale et Crédit agricole – sont considérées comme des banques présentant des risques systémiques pour l'ensemble du système financier international. 

L'Etat français serait donc dans l'obligation de voler à leur secours et de les nationaliser, afin d'éviter un écroulement du système financier. Mais ce sauvetage se traduirait par une augmentation de l'endettement français, une perspective épouvantable, pour les mêmes analystes qui ne sont pas à une contradiction près. >> Lire «La France a déjà perdu son triple A»

Or, les perspectives pour 2012 se révèlent largement aussi négatives qu'annoncées dès novembre. La récession est en vue, et le Fonds européen de stabilité financière et le Mécanisme européen de stabilité censé lui succéder semblent d'ores et déjà condamnés. Quant au nouveau traité voulu par le tandem Sarkozy-Merkel, sa mise en place semble plus qu'illusoire dans ces prochains mois. En outre, rien n'est réglé en Grèce, comme en témoigne la décision des banques (voir plus haut). >>

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Publié dans Gouvernement

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T
L'encore Président avait déclaré: "si la France perd son triple A, je suis mort". Sans aller jusqu'à lui demander de s'exécuter, ce qui nous priverait de la satisfaction de le voir comparaître<br /> devant la Cour de Justice de la République,<br /> je crois qu'il serait séant qu'il dégage sans attendre le verdict des urnes!
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V
effacer ces dettes illégitimes c'est la seule chose à faire, hier au soir JL a été ferme sur ce problème, cet argent n'existe pas, et Sarkozy pourra être mis en cause sur les 500 milliards de puits<br /> creusés en cinq ans de pouvoir absolu !
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