La croisade de Ségolène ROYAL
Le courage de cette femme me laisse pantois. Au point de m’interroger sur sa lucidité. Elle arpente depuis 2007 un chemin semé d’embûches mais rien ne l’arrête. Pas plus les vilénies de ses petits camarades socialistes qui ne manquent aucune occasion de nous monter combien, ils l’exècrent, que les moqueries répétées sous les chroniques acerbes de la majorité des chroniqueurs et éditorialistes politiques.
A son corps défendant il faut admettre qu’au-delà des lazzis et quolibets de toutes sortes, tous les observateurs s’accordent à lui reconnaître une opiniâtreté et un courage politique hors du commun. Force est aussi d’admettre que bien souvent ses idées jugées hâtivement iconoclastes s’avèrent juste au fil du temps, ce qui lui confère de la part de ses plus ardents partisans la qualité suprême de visionnaire.
Je me souviens de la campagne 2007, quand l’audacieuse candidate Royal soulevait l’enthousiasme des foules au grand dam de ses camarades socialistes figés dans le passé. Elle n’a pas changée et reste persuadée d’avoir des solutions d’avenir à proposer aux Français. Malheureusement pour elle, le PS non plus n’a pas changé et comme l’a récemment dit Martine Aubry, il est prêt à réchauffer la soupe qui faisait recette en 1981 et 1988. Cet enfermement idéologique est incompatible avec la vision politique de Ségolène ROYAL, qui veut préserver l’essence du socialisme mais l’adapter à son temps.
Ainsi, elle se lance à nouveau dans la campagne des Présidentielles, devant préalablement franchir l’étape des Primaires. Compétition dans laquelle rien ne lui sera épargné. Au plus des entraves de ses camardes politiques, qui feignent de l’ignorer pour mieux l’isoler, elle doit se battre contre une campagne de désinformation orchestrée par des médias souvent aux ordres.
En 2007 j’ai voté pour elle parce qu’elle apportait un souffle nouveau dans le landerneau politique. En 2011, aux Primaires je voterai encore pour elle, parce qu’elle est à mes yeux celle qui incarne le mieux le rempart sans concession devant tous les lobbys qui étouffent nos libertés. Mais au-delà de cette force de résistance qui est la sienne et de sa volonté farouche de bâtir avec nous un autre modèle de société, contre vents et marrées, je voterai pour elle pour saluer la constance de son engagement politique. Je vois en cela le gage de la confiance qu’elle demande aux Français, et cette constance est suffisamment rare en politique pour la sanctionner par un vote en sa faveur.
Il reste une question à laquelle j’aimerais trouver réponse. Pourquoi ce qui la portait en 2007 la desservirait aujourd’hui, sinon qu’elle est dans le vrai et que les castes politiques, médiatiques et financières la craignent au point de devoir l’ignorer et l’isoler faute d’arguments pertinents pour la contrer. J’ignore si cette appréciation est la bonne, mais si elle ne devait l’être qu’à 50% des hypothèses, cela suffirait à me convaincre que seule Ségolène Royal incarne le changement dans ce pays.

La peste du post