La chienlit ? C’est Lui !
Joseph Macé-Scaron 13/10/2010
En ces temps d’amnésie, un peu de culture politique ne peut guère faire de mal. On se souvient de la phrase prêtée à De Gaulle en mai 68 alorsqu’il s’adressait à Georges Pompidou : « La réforme, oui ; le chienlit, non ». Beaucoup de contemporains de l’époque redécouvraient ainsi ce vieux mot de « chienlit », désignant une figure du Carnaval de Paris, immortalisée par Gargantua, fixée par Zola désignant l’agitation, la pagaille et le désordre.
De Gaulle ne pouvait pas savoir que le mot une fois lâché allait lui échapper. Lors des manifestations de Mai et juin 1968, on a pu ainsi observer l'utilisation du mot chienlit sur des tracts et affiches contestataires où la silhouette du général de Gaulle apparaissait et était accompagnée du slogan « La chienlit c'est lui ! » ou encore : « La chienlit c'est encore lui ! ».
Cette anecdote historique n’est pas ici déplacée puisque, hier, des manifestants distribuaient, à Paris, un tract où l’on voyait un Nicolas Sarkozy levant les bras au ciel avec le slogan « Le chienlit c’est lui ! » comme s’il s’agissait de la reproduction d’une vieille affiche sérigraphiée.
Il s’agit, là encore, d’un retour à l’envoyeur. Depuis des semaines, le pouvoir (qui ne tient pas) en place, s’efforce de nous faire croire, via ses habituelles courroies de transmission, que les syndicats sont des bouchons de liège flottant sur les flots d’une base radicale et irresponsable. Or, même si le durcissement de la contestation n’est pas à écarter en raison de l’autisme total de l’Elysée et de Matignon, ce qui a frappé, hier, les observateurs ( tout du moins ceux qui se sont rendus dans les manifs au lieu de les commenter de leur fauteuil), c’est le caractère bon enfant des cortèges et même des mots d’ordre.
Voilà, encore une fois, des semaines que l’on nous raconte que les syndicats sont divisés, au bord de l’éclatement quand les ministres et ministricules de ce gouvernement se livrent, eux, une guerre sans merci aux enjeux dérisoires dans l’espoir d’être repêchés au prochain remaniement. L’agitation, la pagaille et le désordre n’est pas à rechercher dans la rue mais dans cette cour du roi Pétaud qu’est devenue la Sarkozie.
Le front syndical fait preuve de responsabilité. Il fait aussi preuve jusqu’à présent, il faut l’écrire d’une grande sérénité parvenant ainsi à échapper aux provocations d’un exécutif au bord de la crise de nerfs. Chaque semaine qui passe est la preuve que la stratégie syndicale est la bonne. On voyait bien hier, que le pari d’ouvrir la contestation à l’ensemble des forces sociales et à toutes les générations est sur le point d’être réalisé. Il faut remonter quinze ans en arrière pour retrouver un mouvement d’une telle ampleur en France.
La partie est pourtant loin d’être gagnée puisque tout, TOUT va être fait pour pousser le mouvement syndical à la faute. La manière dont ce pouvoir va gérer ce conflit en dira long sur la manière dont il se comportera durant les prochaines élections présidentielles. A surveiller de près.
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* Je vous livrait hier un éditorial d'un "journaliste" de l'Union - L'Ardenais qui vomissait sur Jean-Luc Mélenchon en le traitant de professionnel de la politique etc...
Aujourd'hui, force est de constater que dans la profession journalistique, il y a des cumululards notoires qui nous bassinnent de leur pseudo-analyses (de droite le plus souvent) à longueur de journée et ce, depuis plus de 40 ans.
Alain DUHAMEL en fait partie, il traine depuis trop longtemps cette mine de premier communiant, ce cumulard averti qui sème ses éditos dans un grand nombre de journaux de la presse nationale ou quotidienne régionale sans compter les hebdos, et qui s'est fait une chaleur en passer "à gauche" en votant et soutenant François BAYROU en 2007, mais vite revenu au bercail de la droite traditionnelle, le fromage y est trop bon
Son ancien compère Jean Pierre ELKABACH, giscardien des premières heures, qui après une période journalistique sur le service public dans les années 70 a trusté les postes dans l'audiovisuel public et privé, lui aussi depuis plus de 40 ans
Quel souvenir merveilleux d'avoir vu le soir du 10 mais 1981 a 20h00 apparaître la silouhette de François MITTERRAND et surtout la mine défaite d'ELKABACH et DUHAMEL.
Un autre "journaliste" essaime aussi ici et là dans la presse quotidienne régionale (surtout de droite), sur RTL, le sieur BOUVARD et lui aussi depuis la nuit des temps. Il faut croire que la profession de journaliste est juteuse pour ces gens là, car combien de fois BOUVARD n'a-t-il pas perdu au jeu au point de se faire interdire de Casinos, combien de foi n'a-t-il pas pris le bouillon dans des investissements douteux dans les DOM-TOM et qui reste malgré tout l'heureux propriétaire d'une collection de FERRARI qui ne sont pas des miniatures. Ces gens ont eux le droit de venir dans la petite lucarne nous dire que ce n'est pas bien de manifester et que ca ne sert a rien car de toute facons, la loi est votée etc... etc...
Ne sont-ce pas ceux là qui ont formé des PUJADAS actuels ?
Alors, quand ces gens là viennent nous parler de "réforme", de "modernité", quand ces gens là viennent se gausser sur les mamouth du PS, tendons leur un Grand miroir.
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