La boîte à claques est rouverte

Publié le par DA Estérel 83

CL11112010 Jacques Guyon 01/12/2010

 

Sarkozy peut lui dire merci. Alors que le président de la République venait de sortir en charpie dans les sondages de la longue séquence sur la réforme des retraites, alors que son remaniement avait fait un flop et que son intervention télévisée avait été plus filandreuse que porteuse de messages d'avenir, voilà que Ségolène Royal le remet en selle. 

 

Hier, l'Elysée s'inquiétait de ne toujours pas avoir un adversaire socialiste à cibler et redoutait de voir sa majorité se décomposer sous les coups de boutoirs de la vendetta villepiniste et les rancoeurs de centristes et de radicaux boutés hors du gouvernement et voilà que sa rivale de 2007 sort du bois. Et que ce sont les socialistes qui à leur tour sont sous le choc, tétanisés par ce nouveau coup d'éclat solitaire porté par celle qui depuis des mois disait pourtant vouloir désormais jouer collectif. 

 

Les voici en train d'essayer, à l'image de leur porte-parole, Benoît Hamon invité hier matin au micro de RTL de donner le change. Et ceci alors qu'à la même heure sur France Inter, Ségolène Royal, elle, continuait à enfoncer la dague de sa différence... Mais comment peut-on encore faire croire à une image d'union déjà péniblement reconstruite quand en seulement huit jours le pacte annoncé par Martine Aubry vient de voler en éclat et qu'à la place les sympathisants de gauche sont en train de voir défiler d'autres images qu'ils auraient bien voulu oublier. 

 

Images du film catastrophe qui va de la défaite de 2007 à l'élection à urnes tirées de la première secrétaire en passant par le sinistre congrès de Reims. Images qui ressurgissent comme remontent à la surface les vieilles rancoeurs et les petites ambitions. En brisant le pacte-pack Aubry-DSK dans lequel elle s'était un temps glissée et dont elle venait de comprendre qu'elle ne pourrait à terme sortir que broyée, Ségolène Royal joue gros. Pour elle qui est bien loin d'avoir les sondages et surtout l'aura qui l'avaient propulsée dans l'arène présidentielle de 2007. Mais surtout pour son parti et pour la gauche toute entière. 

 

Il va lui être difficile de faire croire qu'elle n'a agi que par volonté de clarifier le débat sur les primaires au sein du PS. Difficile plus encore de faire admettre que son coup d'éclat répond à une volonté désintéressée de mettre le parti en situation d'organiser celles-ci de manière irréprochable et dans un timing anticipé qui n'aurait rien à voir avec la mission de DSK à la tête du FMI. Mais le plus difficile pour elle sera encore de convaincre les Français que son échec en 2007 l'a profondément changée et lui a appris la modestie. 

 

Difficile en effet d'y croire bien longtemps quand comme hier matin, elle pousse la mansuétude jusqu'à annoncer que si elle était élue en 2012 à l'Elysée, elle se dit persuadée que Dominique Strauss-Kahn serait «le meilleur chef de gouvernement». Voilà qui prouve au moins que Royal a toujours le même culot.

 


                                                                      ***

 

Difficile de croire qu'un éditorialiste et commentateur avisé puisse tenir ce raisonnement !!!  

Ainsi SARKOZY aurait-il le droit de dire périodiquement "..j'ai changé.." et personne ne bronche...

Par contre, Ségolène se déclare candidate à la candidature, c'est un cataclysme, un bon de 3 ans en arrière, pas de demi-mesure, elle va nous faire perdre !!!

Heureusement que F.MITTERRAND n'a pas suivi ce raisonnement après sa défaite de 1974 ou CHIRAC dans ses multiples tentatives.

Si on en crois ce que dire J.Guyon, Ségolène aurait eu une élection en Poitou-Charentes tirée par les cheveux (avec plus de 60% des voix) soit, dans ce cas SARKOZY a été élu avec une différence papier à cigarettes, absurde !!!

Ce qui est surprenant dans tout ca, c'est que les déclarations de candidature de F.HOLLANE, M.VALLS ou A.MONTEBOURG n'aient pas provoqué ce tintamarre, mais que dès que Mme ROYAL ouvre la bouche aussitôt les cassandres sortent du bois.

Oui Mr Guyon, Mme ROYAL a du culot... et de l'intelligence politique, elle a au moins l'expérience (amère) d'une campapgne électorale présidentielle ou l'adversaire était coriace et son parti non pas derrière elle , mais contre elle avec à l'arrivée un score fort honorable de 47% de votes en sa faveur.

Quel score aurait-elle eu si le PS avait joué franc jeu derrière elle... mais inutile de gloser sur le passé.

Enfin, elle a compris le piège du pacte de Marrakech (ou DSK possède un riad), pacte passé à son insu et subitement devenu sans qu'elle le sache pacte à trois...

Ne dit-on pas qu'en cas d'agression, la meilleure défense est l'attaque ? Alors convenons que l'expérience des coups bas l'a endurcie et qu'elle a réagi de main de maître. DSK premier minsitre de la France, ca a de l'allure... surtout si elle était élue à la magistrature suprême... mais nous n'en sommes pas là, attendons les primaires que d'aucuns voulaient contourner.

 

Signature Serge

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Publié dans S.ROYAL

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V
<br /> la façon qu'elle a eu de dire "DSK serait le meilleur pour le poste de premier ministre" sonnait sinistrement (pour lui) puisque juste avant elle a dit que DSK (j'ai vu la vidéo) avait dit "aller<br /> jusqu'au bout de son mandat au FMI, quoi qu'il arrive !"<br /> <br /> <br />
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