La Belgique confirme la sortie du nucléaire
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Les négociateurs pour la formation d’un nouveau gouvernement fédéral ont levé leur réunion vendredi peu après 17h30, comme annoncé au préalable. Les négociations fédérales portaient sur l’énergie et le développement durable.
Les négociateurs semblaient tout proche d’un accord, confirmant la loi de sortie du nucléaire, à partir de 2015. Ils ont prévu aussi de mettre au point un plan d’équipement permettant de créer entre-temps les alternatives nécessaires à cette sortie. Pour rappel, la loi du 31 janvier 2003 prévoit la fermeture progressive de tous les réacteurs nucléaires belges d’ici 2025, en commençant par Doel 1, Doel 2 et Tihange 1 en 2015.
Un objectif confirmé, donc, même si la confusion règne quant au respect de ce calendrier. Si certains négociateurs estiment que les plans d’équipement doivent être établis en fonction de la date de sortie, d’autres semblent penser qu’il faut attendre la mise en place de ces plans pour pouvoir confirmer 2015.
Un groupe de travail planche par ailleurs sur la question de la rente nucléaire, cette marge que les producteurs engrangent du fait de l’amortissement des centrales, et que les pouvoirs publics tentent de capter. Un sujet délicat qui a valu une récente sortie du PDG de GDF Suez. Gérard Mestrallet a menacé cette semaine la Belgique de « réévaluer sa stratégie d’investissements en Belgique et en particulier sa disposition à étendre la durée de vie des trois plus vieux réacteurs » si le nouveau gouvernement belge revenait sur un accord passé entre GDF Suez et Herman Van Rompuy en 2009.
Les négociateurs reprendront, eux, leurs travaux dimanche à partir de 14h30 pour effectuer les « arbitrages socio-économiques », a-t-on appris dans l’entourage du formateur Elio Di Rupo.