L’avocat Sarkozy, conseiller «historique» de Servier

Publié le par DA Estérel 83

LibéLyon  Par GRÉGOIRE BISEA 24/12/2010

 

 

Opération déminage. Hier, à l’occasion du Conseil des ministres, Nicolas Sarkozy a demandé à ses ministres «la transparence la plus totale» sur l’affaire du Mediator. «Avec le Premier ministre et le ministre de la Santé, le président de la République est extrêmement attentif à ce sujet», a assuré François Baroin, le porte-parole du gouvernement. Et pour cause : Jacques Servier, le fondateur et PDG du deuxième laboratoire français, est une très bonne connaissance de Nicolas Sarkozy. Mieux, un proche du chef de l’Etat reconnaît même que Servier a été «un client historique»quand l’actuel président était encore avocat d’affaires.

 


En 1983, Sarkozy entre au cabinet de Guy Danet, bâtonnier. Très vite, il travaille pour le compte de Servier, à l’époque un tout petit labo français. Quand il quitte son cabinet en 1987 avec Arnaud Claude et Michel Leibovici (aujourd’hui décédé), le jeune avocat d’affaires emmène dans ses bagages le laboratoire Servier. Le nouveau cabinet de Sarkozy devient le conseil du laboratoire en matière de droit des sociétés et de droit immobilier. Il a fort à faire. Le groupe Servier est alors composé d’un entrelacs d’une centaine de structures juridiques différentes, rien qu’en France. «Le but, c’était d’éviter de payer des impôts», assure un ancien cadre .


Fin des années 90, début 2000, Jacques Servier vient consulter Sarkozy au sujet de son projet de fondation. L’idée est la suivante : au lieu de faire hériter ses enfants, son groupe deviendra la propriété d’une fondation de droit néerlandais et donc protégé de toute menace d’OPA. Pourquoi les Pays-Bas ? Le pays bénéficie d’un droit particulièrement favorable pour le statut des fondations, notamment en matière fiscale. Le groupe a d’ailleurs toujours refusé de communiquer ses bénéfices.


Raymond Soubie, alors patron du cabinet de conseil en ressources humaines Altedia, travaille lui aussi sur le dossier. «On a été consulté sur la possibilité, qui finalement ne verra pas le jour, de créer un fonds d’actionnariat salarié pour les employés français», confie à Libération celui qui deviendra le conseiller social de l’Elysée entre 2007 et novembre 2010.


Sarkozy a donc cru bon réveiller ces doux souvenirs en juillet 2009 lors de la remise à Servier des insignes de la grand-croix de la Légion d’honneur. «Vous avez fait de votre groupe une fondation ; Raymond [Soubie] et moi y avons joué un rôle», s’est-il extasié, dithyrambique. Un an plus tard éclatait le scandale Mediator.

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Publié dans SARKOZY

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P
<br /> Quand les laboratoires Servier utilisent les bonnes vieilles méthodes de barbouzes.<br /> <br /> 22 Mars 1996, un fax est envoyé par la présidente de Servier Amérique et épouse de Jacques Servier, à la société Wyeth pour "préparer des plans pour neutraliser ces messieurs" en parlant de<br /> certains épidémiologistes qui mettaient en lumière les dangers de l'Isomeride, médicament mortel produit par Servier.<br /> <br /> Des cercueils anonymes arrivent par voie postale chez ceux qui s'opposent à Servier. D'autres opposants reçoivent même des photos de leurs enfants sur le chemin de l'école... Tout un programme!<br /> <br /> Les détectives privées et les menaces de mort sont monnaie courante chez Servier.<br /> <br /> Dès 1999, la dangerosité du médicament controversé est établi par plusieurs rapports accablant, mais pourtant l'AFSSAPS (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) ne réagira pas<br /> et ne bougera pas le petit doigt... Normal, Servier représente le deuxième plus gros producteur de médicament français, et quand on sait que l'AFSSAPS tire ses revenus des laboratoires<br /> pharmaceutiques... Qui irait trancher la gorge de son meilleurs client?<br /> <br /> C'est en 1997 qu'un deuxième produit "made in Servier" est déclaré comme hyper dangereux: L'Isomeride, qui sera d'ailleurs retiré du marché mondial. Le médiator, lui, ne sera retiré qu'en 2009,<br /> présentant pourtant les mêmes composantes.<br /> <br /> Les scandales concernant les techniques mafieuses des compagnies pharmaceutiques sont assez rares car très bien dissimulées, mais lorsqu'il y a plusieurs milliers de morts, ça devient difficile à<br /> cacher.<br /> <br /> Nous nous rappelons dans les années 80, Claude Evin, alors Ministre de la Santé, qui avait fait pression sur la famille d'une victime du VIH pour qu'elle retire leur plainte, lançant la polémique<br /> sur les liens financiers entre certaines personnes bien placées dans le gouvernement et les compagnies pharmaceutiques.<br /> <br /> Dans les années 1980, l'actuel député Nicolas About, grand défenseur de la cause pharmaceutique, avaient travaillé chez SANOFI ainsi que chez Servier. Il a été à l'origine d'un plan pour "dégager<br /> tous les groupes qui pourraient mettre un frein à l'industrie du médicament". C'est ainsi que le mot "secte" prit toute son ampleur pour désigner les groupes de personnes voulant se soigner<br /> autrement et qu'aujourd'hui encore les médecines douces sont prises à parti par les pouvoirs publics (voir les rapports de la Mission Interministeriel de lutte et de vigilance contre les dérives<br /> sectaires (www.miviludes.gouv.fr)<br /> <br /> D'ailleurs, en 2006, le president de SANOFI AVENTIS, Jean François DEHECQ, narguait clairement les politiciens en leur reprochant d'être bien content de venir aux cocktails d'ouverture des<br /> nouvelles usines SANOFI, mais qu'en échange il faudrait qu'ils rendent un peu la pareil... signifiant bien une pression d'un géant des laboratoires sur la classe politique.<br /> <br /> Roselyne Bachelot qui, en 2009, était au cœur de la polémique sur le vaccin H1N1, virus qui d'ailleurs n'a jamais vu le jour en France, symbole d'une campagne marketing raté des labos, avait bien<br /> entendu des actions et responsabilités dans le milieu des compagnies pharmaceutiques.<br /> <br /> La France est aujourd'hui le plus gros consommateur européen de médicament.<br /> <br /> <br />
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V
<br /> encore une affaire !! et combien de morts derrière, 3000, 5000 plus sans doute. Et le petit machin dira qu'il n'était pas au courant de l'usage monstreux en nombre de boîtes et de prescriptions<br /> pour maigrir de ce poison !!!!! Hélas, j'ai une amie diabétique qui a des problèmes de valves cardiaques et elle ne voulait pas maigrir elle !<br /> <br /> <br />
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