Je vous promet une république irreprochable (N.Sarkozy 2007)

Publié le par DA Estérel 83

Le DauphinéLibéré06/10/2010

 

 

Non-lieu requis contre Jacques Chirac

“aucun élément ne remet en cause la bonne foi” de l’ancien président. Le parquet de Nanterre (P.Courroye) a requis hier un non-lieu en faveur de Jacques Chirac dans l’enquête sur des emplois présumés de complaisance à la ville de Paris au bénéfice du RPR.

Il appartient désormais au juge d’instruction Jacques Gazeaux de décider d’un renvoi ou non devant le tribunal correctionnel de l’ancien président de la République (1995-2007).

Ce dossier pourrait le cas échéant être joint à la procédure parisienne qui sera jugée au printemps. Dans le volet instruit à Nanterre, Jacques Chirac avait été mis en examen en décembre 2009 en sa qualité de président du RPR, pour “prise illégale d’intérêts” pour sept emplois présumés fictifs à la mairie de Paris confiés à des permanents du RPR d’octobre 1990 à novembre 1994.

Quoi qu’il advienne de la procédure nanterrienne, Jacques Chirac sera jugé dans le volet parisien pour “détournements de fonds publics” et” abus de confiance”, devant le tribunal correctionnel de Paris du 7 mars au 8 avril.

 

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CharenteLibre Dominique GARRAUD 06/10/2010

KERVIEL: UNE JUSTICE IMPAYABLE

 

Déjà hors normes l'affaire Kerviel connaît un premier épilogue d'anthologie avec un jugement hallucinant. En condamnant l'ancien trader de la Société Générale à trois ans de prison ferme le tribunal correctionnel a suivi, à un an près, les réquisitions du parquet pour qui Jérôme Kerviel est le seul responsable de la perte astronomique de 4,9 milliards d'euros. Mais ce sont surtout, les dommages et intérêts consentis à la SocGen du montant exact de ses pertes qui posent question.

Avec son salaire actuel de 2.500 euros mensuels, il faudrait 170.000 années à l'ex-trader pour acquitter sa dette. Cette décision est juridiquement incontestable dès lors qu'en cas de délit intentionnel la réparation du préjudice causé doit être intégrale. Mais de deux choses l'une: soit les juges considèrent Kerviel tellement surhumain qu'il pourrait devenir quasiment immortel pour pouvoir honorer son ardoise pharaonique, soit ils accordent une portée strictement symbolique à cette dernière, au risque de friser le ridicule.

En transformant Kerviel en homme qui pèse virtuellement cinq milliards de dettes, la justice fait passer le message contestable d'une responsabilité de l'ex-trader sans aucune circonstance atténuante. Que Kerviel soit un «menteur, tricheur, manipulateur» hors pair comme l'a affirmé le parquet, personne n'en doute. Mais l'octroi intégral des indemnités demandées par la SocGen revient à affirmer que ses responsables et notamment les sept supérieurs hiérarchiques directs de Kerviel n'auraient strictement rien vu ni soupçonné pendant des mois et se seraient fait avoir comme des bleus.

Donc, aucunement responsables de la dérive de leur subordonné, autrement dit irresponsables. Si cela était le cas à la SocGen et dans les établissements bancaires aux pratiques similaires, on ne saurait trop conseiller à leurs clients d'aller rapidement solder leurs comptes pour revenir au bas de laine !

Cette partie indemnités du jugement est d'autant plus stupéfiante que la Commission bancaire supervisant le secteur avait infligé une amende record de 4 millions d'euros à la SocGen pour des «carences graves» et des «failles importantes» dans son système de contrôle ayant facilité les fraudes à répétition de son trader. Jérôme Kerviel a sans doute plaidé abusivement ces dysfonctionnements pour expliquer la dérive folle d'un employé modeste obnubilé par l'objectif, selon ses propres termes, de devenir «une bonne gagneuse».

En attendant son jugement en appel, et comme il n'a tiré aucun enrichissement personnel de ses manipulations, il ne lui reste plus qu'à tenter de gagner l'amitié de Liliane Bettencourt. Il y a une place à prendre et il paraît que ça peut rapporter gros.

 

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J'ai entendu dire ici et là depuis hier que la justice avait rendu un verdict très circonstancié et conforme à un an près aux requisitions de l'avocat général. Loin de moi l'idée de conteser une décision de justice mais je ne peux m'empêcher comme une grande partie des français de me poser la simple question au vu de ces deux articles:

A quoi joue-t-on ?

D'un côté un vieillard loin d'être sénile, responsable de ses actes (et délits) fut-il ancien président de la république que l'on voudrait absoudre à ce titre...

De l'autre, un jeune trader, fut-il responsable d'avoir voulu trop jouer sur les marchés à qui on inflige une amende demeusurée .... 

D'un côté un procureur de Nanterre (tiens encore lui) qui a requis un non lieu face au fraudeur-président dans la continuité des affaires douteuses du RPR-UMP

De l'autre, une justice qui comdamne un trader certes responsable de pertes financières énormes pour la société générale, mais sans que sa hierarchie ne soit le moins du monde inquiéétée !

Pourquoi ne pas avoir condamné ces pratiques encouragées lorsque la Société Générale quand celle-ci y trouvait son compte ?

Car enfin, à qui va-t-on faire croire qu'un trader, aussi brillant soit-il, agit sans l'aval de sa hiérarchie ? Qui lui a donné le feu vert et toute latittude  pour acheter et vendre autant et à ce niveau incroyable ?

Mr Daniel BOUTON ancien PdG de la Société Générale arrogant personnage plein de morgue a du lacher la présidence de son entreprise que contraint et forcé, car il ne pensait pas être fautif de quoi que ce soit ...

A ce stade, même Sarkozy a craqué.

Oyez Oyez bonnes gens, La crise des subprimes, la faillite de la banque Lehman Brothers, la crise grèque, les listings de Cleartsreem c'etait Kerviel...

Suivant que vous soyez puissants ou misérables.....

 SigSerge

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Publié dans Affaires

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