Jacob et Cambadélis se renvoient la balle sur "la peur" d'une candidature DSK en 2012
Associated Press 26/12/2010
Christian Jacob, chef du groupe UMP à l'Assemblée nationale, estime que Dominique Strauss-Kahn "a peur" de se porter candidat à l'élection présidentielle de 2012 pour le Parti socialiste. Mais pour le responsable PS Jean-Christophe Cambadélis, ces propos prouvent a contrario que "l'UMP craint DSK en général et la gauche en particulier".
Dominique Strauss-Kahn, actuellement directeur général du Fonds monétaire international (FMI), "est en train de se révéler comme quelqu'un qui n'arrive pas à choisir", déclare le successeur de Jean-François Copé dans un entretien à "Aujourd'hui en France"/"Le Parisien" dimanche.
"Pour être candidat à la présidentielle, il faut le vouloir. On a le sentiment qu'il est incapable d'assumer. Il a peur! On découvre un DSK craintif, incapable de trancher. On aurait grand tort de sous-estimer Ségolène Royal et Martine Aubry. Dans le trio, le faible, c'est Strauss-Kahn!", se moque Christian Jacob.
A quoi Jean-Christophe Cambadélis, député de Paris et secrétaire national du PS à l'Europe et aux relations internationales, rétorque sur son blog qu'avec ces déclarations, M. Jacob "démontre (...) que l'UMP craint DSK en général et la gauche en particulier".
Par ailleurs, Christian Jacob, interrogé sur son camp -désormais dirigé par M. Copé- et une éventuelle candidature de Jean-Louis Borloo, président du Parti radical, en 2012, dénonce "un calcul hasardeux". "Jean-Louis est mon ami, mais une candidature n'est pas une bonne idée. Je ne crois pas au coup de billard à trois bandes qui consiste à lancer plusieurs candidats au premier tour pour faire l'union au second", explique-t-il.
Et Christian Jacob de préciser sa feuille de route pour les prochaines années: "ma priorité, comme pour Copé, c'est la réélection de Nicolas Sarkozy en 2012. Ensuite, pour 2017, vous connaissez mon choix, je m'engagerai pour Copé", affirme-t-il. AP