Identité sexuelle et genre: les catholiques partent à l'assaut de l'Education nationale

Publié le par DA Estérel 83

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L'école serait-elle devenue, sans qu'on y prenne garde, «un lieu de propagande, où l'adolescent serait l'otage de préoccupations de groupes minoritaires en mal d'imposer une vision de la “normalité” que le peuple français ne partage pas»? C'est sans nuance que Christine Boutin, députée et présidente du parti chrétien-démocrate, s'est insurgée contre les nouveaux programmes de SVT (sciences de la vie et de la Terre) de 1re L et ES. Ils feraient, selon elle, la part belle à la «doctrine dugender».

Son collègue à l'Assemblée nationale, Christian Vanneste, a fustigé dans une lettre à Luc Chatel «l'inscription dans les programmes officiels de SVT en classe de première, de la théorie dite du gender. Celle-ci a été conçue comme une arme pour déconstruire l'identité sexuelle» alors que«les personnes ne sont plus définies comme hommes et femmes mais comme pratiquants de certaines formes de sexualités: homosexuels, hétérosexuels, bisexuels, transsexuels».

L'une et l'autre reprennent, ce faisant, les protestations d'un certain nombre d'associations catholiques outrées que cette «théorie déstructurante» soit imposée aux élèves. Que contiennent donc de si révolutionnaire ces nouveaux programmes? Selon les consignes officielles, les élèves doivent apprendre à «différencier ce qui relève de l'identité sexuelle, des rôles en tant qu'individus sexués et de leurs stéréotypes dans la société, qui relèvent de l'espace social; de l'orientation sexuelle, qui relève de l'intimité des personnes».

 

Une page du manuel Hatier
Une page du manuel Hatier
La plupart des manuels (Hachette, Hatier, Bordas, Belin) ont ainsi, dans leur chapitre«Devenir homme ou femme»,présenté les étapes biologiques de la différenciation: sexe chromosomique d'abord, sexe gonadique (les glandes génitales) et sexe phénotypique (le sexe «visible»).

 

Ils soulignent parallèlement qu'à chacune de ces étapes, les cas «intermédiaires»existent dans des proportions loin d'être infimes: «Un enfant sur 4.500 naît avec une anomalie de la différenciation», note le manuel de Bordas. Certains hommes portent ainsi des chromosomes XX en ayant des organes sexuels masculins parfaitement formés ou, dans des cas plus rares, certains enfants naissent avec des organes sexuels dont on ne peut dire s'ils sont ceux d'une fille ou d'un garçon.

Lire par exemple ici le chapitre du manuel Hatier

Pourquoi présenter ces cas? Est-ce, comme l'estime la Confédération nationale des associations catholiques, «justifier le général par le particulier», ces exemples «pathologiques représentant pour les adolescents une vision particulièrement anxiogène de la construction de l'identité sexuelle»?

“L'hermaphrodite” de Secret Story

Pour la chercheuse Ilana Löwy, historienne des sciences et spécialiste de ces questions, «ils/elles remettent radicalement en question la division “naturelle” de l'humanité en deux groupes distincts et exclusifs: les hommes et les femmes». Et le détour par ces exemples se comprend parce que «les intersexués sont... en eux-mêmes des entités démonstratives», affirme-t-elle dans L'Emprise du genre, masculinité, féminité, inégalité(La Dispute, 2006).

Ilana Löwy souligne ainsi que dans l'histoire des sciences, les «intersexués» ont joué un rôle comparable à celui des jumeaux dans les débats sur le rôle relatif de la nature et de la culture. Ils sont susceptibles de «fournir des informations sur le rôle respectif de la biologie, de l'éducation et de la socialisation dans le développement des traits masculins ou féminins». Ignorer l'apport scientifique des recherches sur les intersexes serait donc parfaitement absurde.

Conformément aux programmes, les manuels présentent, dans une autre séquence, la question de l'identité sexuelle, en montrant qu'elle peut, là encore, être distincte du sexe biologique. «L'identité sexuelle, le fait de se sentir totalement homme ou femme, ce n'est pas si simple que cela peut en avoir l'air», explique sobrement le manuel de Bordas, rappelant que dans ce domaine les questions de l'éducation, des facteurs sociaux jouent un grand rôle: «On n'éduque pas pareil un petit garçon et une petite fille.» Hachette parle ainsi au sujet de l'identité sexuelle de «la perception subjective que l'on a de son propre sexe».

Choisir son identité sexuelle? Pour les associations catholiques qui se sont émues de ces nouveaux manuels, il ne s'agirait rien moins que de laisser entrevoir «une espèce de fausse liberté qui invite à choisir son orientation sexuelle à un âge où les repères structurants manquent déjà, particulièrement dans le domaine de la sexualité».

Pour la chercheuse Juliette Rennes, coresponsable du programme de master Genre, politique et sexualités de l'EHESS (École des hautes études en sciences sociales), il n'est pas inutile de rappeler «le caractère contradictoire de ces argumentaires qui à la fois présentent l'hétérosexualité comme naturelle et aux fondements de l'humanité, de par la différence des sexes, et en même temps craignent le prosélytisme dès lors que l'homosexualité est posée comme une orientation possible. Comme s'ils reconnaissaient le caractère fragile et socialement construit de l'hétérosexualité».

Les associations qui luttent contre les discriminations dont sont victimes les homosexuels, les trans et les bisexuels, connaissent par cœur ces arguments de leur soi-disant prosélytisme. L'association le MAG (Mouvement d'affirmation des jeunes gays, lesbiennes, bi et trans), qui intervient depuis des années en milieu scolaire, les a entendus mille fois. Que l'Éducation nationale pose ces questions d'identité sexuelle est évidemment une avancée pour sa porte-parole, Marie Rousset, au sens où ces débats intéressent les jeunes et sont déjà dans la sphère publique. Et pas toujours avec la plus grande rigueur scientifique.

«Lorsque j'interviens dans les classes, je m'aperçois que les élèves ont déjà plein d'idées sur ces questions mais ils me citent par exemple le héros du dernier Secret Story, Thomas, qualifié par la production d'“hermaphrodite”.» L'émission, très regardée par les adolescents, avait ainsi pour protagoniste un “hermaphrodite”, en fait une très petite minorité des intersexes. «Les questions qui reviennent tout le temps, après des réactions du type “c'est pas normal, c'est pas naturel”, raconte Marie Rousset, c'est “mais d'où ça vient, quelle est l'origine? Est-ce que c'est biologique? Est-ce que c'est les hormones?”» Que les SVT tentent d'éclairer scientifiquement le débat n'apparaît pas inutile...

Lagarde et la testostérone des traders

«Faut-il laisser ces questions à la télévision?» renchérit de son côté Stéphanie Nicot, porte-parole de l'association Trans Aide mais également enseignante dans un lycée professionnel de la banlieue de Nancy. «Les recherches récentes ont montré que jusque-là, les raccourcis sur le sexe étaient erronés. Une femme peut ne pas avoir de chromosome XX et quand même être une femme... Faut-il lui retirer ses papiers? La réalité est plus complexe. Et arrêtons de penser que nos élèves sont coupés de la réalité, arrêtons de croire qu'il faut les surprotéger», s'agace cette professeure d'histoire et de lettres, transgenre, qui assure n'avoir jamais eu aucun problème avec ses élèves au sujet de son identité.

Pour elle, cette levée de boucliers de certains députés et d'associations catholiques tient à ce que «l'on touche à la question des normes mais surtout l'enjeu, derrière tout ça, c'est l'égalité des sexes, c'est là qu'on rencontre encore des courants hostiles!».

Et là, les préjugés et idées reçues sont légion, jusque dans les plus hautes sphères du pouvoir. Après la chute de Lehman Brothers, et la crise financière qui s'en est suivie, Christine Lagarde avait ainsi doctement expliqué que ces dérives étaient imputables à des traders bourrés de testostérone, se fondant sur une soi-disant «étude».

 

 

Dans le manuel de SVT de Belin, Catherine Vidal, neurobiologiste de l'Institut Pasteur, revient sur l'étude en question pour montrer sa très faible valeur scientifique. «Le taux de testostérone avait été mesuré dans la salive, alors qu'on parle de son influence sur le cerveau, et surtout elle ne portait que sur 17 traders.» Une cohorte un peu faible pour obtenir un résultat scientifique... Une autre étude a analysé les comportements face aux risques financiers de deux cents femmes plus ou moins soumises aux œstrogènes ou à la testostérone et montrait, elle, une influence nulle des hormones. Bien plus solide scientifiquement, elle ne fit aucun bruit médiatique.

Pour l'institut Émilie-du-Châtelet, qui fédère autour des recherches sur les femmes, le sexe et le genre des équipes de chercheurs du CNRS, de l'EHESS, d'HEC et de plusieurs universités, ces programmes ont donc tout leur sens en ce qu'ils invitent à «interroger les “préjugés” et les “stéréotypes” pour les remettre en cause, c'est précisément le point de départ de la démarche scientifique. C'est encore plus nécessaire lorsqu'il s'agit des différences entre les sexes, qui sont toujours présentées comme naturelles pour justifier les inégalités: la “réalité” selon la droite religieuse, c'est en réalité une hiérarchie entre les sexes dont nos travaux, issus de disciplines multiples, convergent tous pour contester qu'elle soit produite par la nature.»

Au-delà des avancées apportées par ces manuels dans la lutte contre les discriminations liées à l'identité et à l'orientation sexuelle, reste à savoir comment vont s'en emparer les enseignants de SVT. Pour la chercheuse Ilana Löwy, il y a sans doute un certain «optimisme» dans les objectifs fixés par le ministère: «Un professeur qui par ailleurs connaît cette question peut, à partir de ces indications, construire des cours corrects, mais sans des connaissances préalables, cela risque de rester abstrait, et peut-être confus.»

Cet avis est partagé par Serge Lacassie, enseignant de SVT et président de l'association des professeurs de biologie et de géologie. «Il est certain que cela va poser des difficultés à certains collègues», reconnaît-il en précisant que les enseignants qui utiliseront ces nouveaux manuels n'auront reçu aucune formation spécifique. Depuis quelques années, les formations destinées aux enseignants à l'occasion de nouvelles directives ont été réduites comme peau de chagrin.

La prudence des éditeurs

Or, sur ces questions où le débat scientifique est encore très vif et les certitudes pas toujours installées, les profs de SVT pourraient bien se retrouver un peu seuls...

 

Une page du manuel Hachette
Une page du manuel Hachette
D'autant que d'un manuel à l'autre, les contradictions peuvent affleurer. «Tel manuel présente par exemple une affiche d'une campagne contre l'homophobie dont le slogan est “l'orientation sexuelle n'est pas un choix” puis, dans un texte suivant, explique que l'orientation sexuelle relève “des choix de vie”», pointe Juliette Rennes, qui admet que ces contradictions sont présentes dans la communauté homosexuelle elle-même.

 

Pour Catherine Allais, directrice éditoriale Sciences et Nature chez Belin, la prudence s'est imposée de fait sur certains sujets. «Nous n'avons par exemple pas évoqué de liens entre orientation sexuelle et biologie, car les fondements biologiques, s'il y en a, ne sont pas établis, à l'image du soi-disant gène de l'homosexualité.» En espérant que les élèves ne l'évoquent pas...

La transsexualité fait elle aussi l'objet de présentations quasi contradictoires dans les manuels. L'un choisit de faire parler un psychiatre qui la définit comme «un trouble de l'identité» (Hachette), quand d'autres mettent en scène le mouvement social des trans, qui revendiquent des droits égaux (Bordas)... Aux enseignants de trancher?

Quant à l'encadré présentant le genre en sociologie, Juliette Rennes, sociologue et spécialiste de ces questions, le juge tout simplement incompréhensible!

 

L'encadré dans le manuel Hatier
L'encadré dans le manuel Hatier

 

 

 

 

Dans un programme déjà très chargé, certains enseignants pourraient donc être tentés de faire l'impasse.

 

 

 

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<br /> Ce n'est pas une question de débat pour savoir si l'homosexualité est innée, ou acquise, voir les deux à la fois. Mais il est sujet d'apprentissage à l'acceptation de l'autre dans la "tolérance",<br /> (je préfère le mot "acceptation), de ses différences. Pour que l’harmonie et le respect grandisse de par le monde.<br /> <br /> Je vous conseille de signer cette pétition et de la faire connaitre partout autour de vous :<br /> <br /> http://lapetition.be/en-ligne/petition-10048.html<br /> <br /> Aussi que le petit discours de Robert Badinter, célèbre entre autres choses pour avoir obtenu l'abolition de la peine de mort en 1981 :<br /> <br /> http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&cd=6&ved=0CEMQtwIwBQ&url=http%3A%2F%2Fwww.dailymotion.com%2Fvideo%2Fx9e3h7_discours-de-robert-badinter-contre_news&ei=QX5dTvu3LY2r8APu44zPAw&usg=AFQjCNEMhIp1AHIMZLGn5sLKotEu8BUtRA&sig2=ruagMwC4shJdKcgXpeIlXA<br /> <br /> Ce que j'en pense :<br /> <br /> Ces députés rétrogrades sont des imbéciles très nuisibles pour que les jeunes homos soient mieux compris et acceptés. Ils travaillent contre leurs idées arriérées, car ils poussent la société à<br /> réagir contre eux ! C'est d'une profonde stupidité cruelle que d'essayer de faire croire que la vérité sur l'homosexualité, risque de faire que des ados penseront qu'ils ont le choix de leurs<br /> sexualités. Alors que cela ne se choisit pas, sauf en mentant aux autres et à soi-même et alors que c'est souvent très difficile de le vivre. Sans compter que cela s'adresse à des élèves dont les<br /> sexualités sont déjà orientées, vu leurs âges, (et de par la nature). C'est donc précisément contre la tolérance de l’homosexualité que ces députés se battent, ce qui est extrêmement préjudiciable,<br /> donc condamnable. Il y a des lois contre l'homophobie ; je propose qu'elles soient appliquées pour qu'ils soient jugés et punis, comme il se doit.<br /> <br /> Le fascisme n'est pas mort. Les religions sont "contre-nature", elles sont la base de l’obscurantisme de l'esprit.<br /> <br /> Personne ne devrait avoir le droit de donner son avis sur la vie "privé" et encore moins de la juger, y compris et surtout celle des adolescents.<br /> <br /> On ne "devient" pas homosexuel ; c'est la nature qui choisit et l’environnement de la vie de chacun fait le reste. Pourquoi ne pas s'attaquer aux aveugles, ou aux personnes en fauteuils roulants,<br /> ect... Parce qu'il ne sont pas dans la "norme" ? Imaginez-vous que vous seriez nés homos, comme moi dont mes plus lointains souvenirs d'homosexuel remontent à avant la maternelle, sans rien pouvoir<br /> y changer et que l'on vous veuille du mal, alors que vous n'avez fait aucune faute, ni aucun tort à personne : Comment réagiriez-vous face à ceux qui s’acharneraient contre vous, alors que votre<br /> vie privée ne les concernent en rien ? C'est curieux et monstrueux, ces façons de s'attaquer aux gens sans raisons valables, juste pour des opinions fausses ou/et par répugnance de ce qu'ils font<br /> chez eux, en privé.<br /> <br /> Les homophobes, y compris les moins virulents, participent tous, de près ou de loin, aux brimades, aux moqueries, aux tabassages, aux tortures et aux meurtres contre les homosexuels. Comme<br /> participaient aux camps de concentrations Nazis, ceux qui se taisaient, ceux qui conduisaient les trains de la mort et ceux qui ne faisaient que d'en ouvrir les portes... Beaucoup de dirigeant dans<br /> le monde utilisent les religions et le fascisme, dont les idées déviantes sont très proches, pour justifier qu'ils martyrisent les homos ; ce sont des criminels contre l'humanité, pas moins.<br /> <br /> Bon nombre d'autres races animales que la notre comportent l'homosexualité ; c'est donc "naturel", même si l'on ne sait pas encore complètement l'expliquer. Alors qu'aucune race animale, autre que<br /> la notre, ne croit en dieu et que toutes subissent ces croyances qui expliquent que les animaux sont sur la planète pour que l'homme en dispose suivant ses besoins, ce qui lui permet de détruire la<br /> nature comme bon lui semble et peut-être toute la Terre pour finir.<br /> <br /> Si le but de la sexualité est de procréer ; tous hommes et femmes qui ont des rapports sexuels hétérosexuels sans désirer faire des enfants, juste pour partager du plaisir ; seraient donc<br /> "contre-nature" à chaque fois qu'ils s'aiment charnellement, avec ou sans préservatif.<br /> <br /> Et l'amour ... Vous en faites quoi ?! Je préfère voir deux hommes s'embrasser, que de les voir s'étriper dans les massacres d'une guerre.<br /> <br /> On ne choisit pas : Un homosexuel qui se force à vivre comme un hétérosexuel est "contre-nature".<br /> <br /> Encore combien de milliers d'adolescents(es) homosexuels(elles) et bisexuels(elles) vont-ils(elles) se suicider, avant qu'on commence à les comprendre vraiment et à les accepter, sans se mêler de<br /> leurs sexualités personnelles ?<br /> <br /> On se croirait à l'époque où les religieux se posaient la question d'accepter, ou pas, que les personnes dites de "couleurs" soient considérer comme étant aussi des êtres humains et non des animaux<br /> !<br /> <br /> Imaginer deux hommes qui font l'amour en dégouttent certains(es). Moi qui suis un homme et fière de l'être, personnellement c'est le sexe féminin que je trouve horrible, comme des sortes de tripes<br /> de poisson. Seule la nature permet de trouver cela excitant et très éventuellement joli. Alors je n'y pense pas et je respecte ceux qui aime, y compris en y mettant la langue, alors que cela ne<br /> permet pas de faire des enfants et que c'est un nid à microbes. (Pardon mesdames ; c'est pour secouer les homophobes que j'écris cela).<br /> <br /> Si on laissait faire les homophobes ; les homos seraient assassinés dès qu'ils seraient repérés, y compris avant la naissance. Puis viendrait des guerres d'exterminations en "blancs" et "noirs",<br /> puis entre "hommes" et "femme", ect...<br /> <br /> Hors, la richesse c'est la diversité. Si Hitler avait réussit, les Nazis auraient finit par créer une race humaine de débiles dégénérescents, qui retourneraient vers la préhistoire.<br /> <br /> Moi, je deviens intolérant envers les intolérants. Bientôt ce seront les homophobes qui auront honte et qui se cacheront, alors que les homos relèvent la tête. D'ailleurs c'est déjà commencé...<br /> <br /> <br />
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