François Hollande a effacé Nicolas Sarkozy
Voici quelques citations de l'intervention de François Hollande hier soir sur France2. Nous avons pu fustiger, célébrer, critiquer puis louer les questions des journalistes. Cette émission fut curieuse.
François Hollande a explosé "le-meilleur-d'entre-eux", c'est-à-dire Alain Juppé.
Ce jeudi soir, François Hollande a réussi sa prestation. Un confrère blogueur s'est presque moqué. Je serai fan.
Je me dois de rappeler quelque chose, qui, pourtant, me semblait claire mais qui, visiblement, au vue de quelques commentaires sur les réseaux sociaux hier soir, n'était pas si claire: je soutiens François Hollande depuis le résultat des primaires socialistes. Je soutenais Ségolène Royal. Je suis écologiste.
Ceci étant rappelé, j'ai écrit la chose suivante, sur le moment, à chaud.
"Nous venons de vivre un grand moment de télé. Hollande a détruit "le-meilleur-d'entre-eux". Il a fallu 20 minutes. C'est fait."
Alain Juppé s'est énervé, agacé. Il a dérapé. Il est parti.
Voici donc quelques citations d'hier soir qui me font grand plaisir.
"Être normal est une qualité, il faut maîtriser ses nerfs. La confiance c'est le mot clé de la vie politique".
"Comment arriver à l'équilibre en 2017 ? Ma politique c'est de prendre des mesures difficiles pour redresser les comptes et en même temps soutenir la croissance. Or, s'il n'y a pas la croissance, il ne peut pas y avoir de redressement des finances publiques"
"Vous, vous avez des rechutes possibles" (A Juppé)
"Notre situation est très grave. Il y a eu une progression des dépenses publiques depuis 2007, les baisses d'impôts ont été un facteur d'aggravation du déficit. Toute les décisions structurelles de dépenses seront prises dans les premiers mois de mon mandat si je suis élu."
Pour les dubitatifs, il fallait quand même lire LE programme avant de critiquer.
François Hollande, ce jeudi, fut rassurant. L'homme sait de quoi il parle et honnêtement, en ces temps malhonnêtes, cela fait du bien. Il maîtrise la chose économique au point d'impressionner quelques journalistes. Bravo.
Quelque part vers 21h59, il affirma que "l'antisarkozysme était une facilité".
Il a raison.
Je suis antisarkozyste pour convaincre la gauche et la droite de tacler, détruire, effacer, le mandat d'un homme qui nous a fait perdre 5 ans de gouvernement et sans doute beaucoup plus de dignité que nous n'en retrouverons en un seul autre mandat. Les ravages sont terribles.
Mais il a fallu choisir, parmi les antisarkozystes.