Fabius : des primaires oui… mais entre candidats sérieux

Publié le par DA Estérel 83

Marianne2-copie-1  Pauline Baron  04/10/2010

Sur France inter, Laurent Fabius a dévoilé quelques unes des propositions qui figureront sans doute au programme socialiste en 2012. Mais avant d’accéder à cette bataille, il faudra en passer par des primaires au sein du parti. Et là pas question de laisser jouer le hasard.

Pour ravir l’Elysée à l’UMP, le PS ne laissera rien au hasard… surtout pas les primaires. Si ces élections internes auront bien lieu pour offrir toute la légitimité nécessaire au candidat socialiste, celles-ci devront cependant désigner le meilleur présidentiable possible. Les autres postulants restant ainsi cantonnés au rôle de figurant.« Il y a d’un côté le système des primaires qui a été décidé (…), c’est-à-dire qu’il peut y avoir une diversité de candidats », a affirmé ce matin sur France Inter, Laurent Fabius. « Mais de l’autre, il faut faire en sorte que l’on gagne, et pour cela il faut qu’il y ait une unité et que l’on sélectionne un candidat qui puisse gagner », a revendiqué le député de Seine-Maritime. Ce dernier plaide donc pour l’organisation de  « primaires de confirmation » - appellation créée en mars dernier par Fabius - plutôt pour que des élections totalement « libres ». 

Et là, les jeux seraient déjà faits à en croire l’ex-premier ministre de François Mitterrand. Seuls« deux de ses amis » seraient aujourd’hui aptes à guider les socialistes sur le chemin du palais présidentiel : Martine Aubry, première secrétaire du PS, et Dominique Strauss-Khan, à la tête du FMI. Quid des autres ? « Je ne veux pas être désagréable pour d’autres aspirants leaders », a préféré s’excuser par avance Laurent Fabius. 

Mais s’ils sont « en position de gagner », seront-ils les meilleurs pour porter et défendre le programme socialiste ? Pas sûr si l’on s’attache à la position de DSK concernant la réforme des retraites. Le directeur du FMI ne serait pas en effet un farouche partisan du retour de la retraite à 60 ans. Une revendication défendue corps et âme par son parti d’attache et que ce dernier compte bien mettre en œuvre s’il conquière le pouvoir en 2012. Ce matin, Laurent Fabius a préféré contourner le problème : « on ne peut pas faire parler DSK dans un sens ou dans un autre, a-t-il dit, tempérant les affirmations de Patrick Cohen, le thème central (ndlr, de la campagne présidentielle), ce sera comment faire en sorte que les retraites soient financées durablement et de manière équitable » et non celui des 60 ans.


Un débat de personnes qui n’a pour une fois pas empêché un leader socialiste de développer les grandes lignes d’un programme concernant divers thèmes. Et actualité oblige, Laurent Fabius a claironné le couplet socialiste sur la réforme des retraites. « Il faut une réforme qui comportera un allongement de la durée de cotisation. Nous ne voulons pas que les efforts portent sur les plus modestes des salariés et sur les femmes, mais qu’ils soient répartis entre les salariés et les revenus du capital », a plaidé Laurent Fabius. Cette solution apporterait ainsi « plus d’argent au système des retraites » que celles actuellement portées par la majorité et vouées à l’échec : « si on retient les propositions du gouvernement, il faut recommencer dans deux ans, dans trois ans, dans quatre ans… C’est une impasse, car cette affaire ne sera pas bouclée financièrement », a condamné le député de Seine-Maritime. Pas touche donc au départ à la retraite à 60 ans, qui constitue « un bouclier social pour toute une série de salariés qui ont commencé à travailler très tôt », selon l’ex-premier ministre.

Laurent Fabius a également tracé la ligne de conduite socialiste à l’égard des médias, évoquant, sans le nommer directement le cas de l'éventuel rachat du Parisien par Dassault. « Il faut des grands groupes de presse, comme ça existe à l’étranger, et il faut éviter qu’il ait confusion des intérêts –avec des groupes économiques- dans l’intérêt de la liberté des journalistes », a-t-il détaillé, défendant en définitif « des médias puissants et libres ». 

Finalement, la seule information nouvelle de cette matinale peut se résumer en une phrase : Laurent Fabius a toujours une langue de plomb et il défend encore le pacte DSK-Aubry-Fabius destiné à faire des primaires une élection bidon, pacte que Patrick Cohen a eu la « délicatesse » de ne pas évoquer dans ses questions ce matin.
                                                              * * *
Laurent FABIUS passe volontairement sous silence la probable candidature de S.ROYAL ou en parle, sans la nommer, avec une certaine condescendance :  « Il y a d’un côté le système des primaires qui a été décidé (…), c’est-à-dire qu’il peut y avoir une diversité de candidats »...« Mais de l’autre, il faut faire en sorte que l’on gagne, et pour cela il faut qu’il y ait une unité et que l’on sélectionne un candidat qui puisse gagner »....
Dans son esprit avec cette fausse modestie qui le caractérise, il ne peut s'agir que de Martine ou DSK ...et de FABIUS.
Décidement L.FABIUS ne se bonifie pas avec l'âge, sinon dans les coups tordus où il excelle... 
SigSerge


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Publié dans PS

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V
<br /> en 2006, comme avec DSK du reste, nous n'en avons pas voulu ! Cet homme a été aux affaires et hélas pour lui, le sang contaminé le contamine pour toujours.<br /> <br /> <br />
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