Et si ça n'était pas lui...
Par Michel THOMAS & Serge PASTOR
L'hypothèse que Sarkozy soit écarté de la candidature et remplacé par une personnalité de droite plus crédible et non fragilisée par les affaires est de plus en plus souvent évoquée.
Si cela se réalisait, la Gauche aurait intérêt à présenter un(e) candidat(e) ne disposant pas de soutiens à Droite, comme c'est le cas pour Hollande et Aubry, ces soutiens risquant de se rallier, au dernier moment, à leur candidat naturel.
Choisir Ségolène ROYAL est la meilleure garantie contre une telle débandade.
Michel THOMAS
Cette hypothèse maintes fois évoquée depuis le début de l'été - concomitamment avec le développement de l'affaire Karachi - n'est pas dénuée de fondement.
Lors des élections cantonales, Michel et moi tenions un bureau de vote à St Raphaël et lors d'une discussion à bâtons rompus avec le président du bureau de vote UMP, je lui lançais sous forme de boutade:
- Alors, quand allez vous nous débarrasser de Sarkozy ?
Sa réponse fût limpide:
* Donnez-nous DSK et se sera fait !
Et il ajouta quelque chose qui prend tout son sens aujourd'hui:
* Je suis UMP tendance RPR
Effectivement, SARKOZY dans sa haine des chiraquiens a fait de gros dégâts dans les rangs de la droite.
Si JUPPE est revenu aux affaires malgré sa detestation de SARKOZY (souvenez-vous de son meeting de départ de la présidence de l'UMP, c'était le seul qui n'était pas joyeux), c'est très certainement pour se placer en embuscade... au cas où, et la petite phrase de Chirac disant à HOLLANDE "je voterai pour vous ... sauf si Alain se présente bien sur" n'est peut-être pas la blague corrézienne que tout le monde a retenu.
Dernier exemple en date, en commentant les résultats des sénatoriales, JP RAFFARIN a eu cette phrase " si il (SARKOZY) se présente, il sera naturellement le candidat de l'UMP", le si prend ici toute son importance.