En Syrie, la situation est incroyable

Publié le par DA Estérel 83

Coulisses de Sarkofrance

 

 

 

Samedi, el Assad a déployé des chars dans la ville côtière de Lattaquié. 20 civils au moins ont été tués, dont deux à Lattaquié. 10.000 personnes avaient manifesté la veille. Dimanche, les pilonnages de la ville par la marine ont fait une autre vingtaine de morts.

Chaque jour, on apprend la mort de civils, tués par les forces de Bachar el-Assad. Vendredi dernier, Nicolas Sarkozy a rendu un hommage aux soldats français revenant de Libye, en s'excusant, indirectement, de ne pas intervenir ailleurs : "La cause de la démocratie pourrait connaître bien des fronts. " Depuis le 15 mars, un peu moins de 2000 civils auraient été tués.

Une video nous montrait (au conditionnel) des forces de sécurité libyennes entrer armées dans une ambulance pour s'y cacher. A Hama, un hôpital a été attaqué. On ne compte plus le nombre de disparus ou de personnes arrêtées.

Chaque jour, les inévitables débats sur l'intervention ou la neutralité se poursuivent. Evidemment, les démocraties ne peuvent intervenir partout. Leurs moyens militaires sont limités. Mais pourquoi cette timidité sémantique quand, à quelques centaines de kilomètres de là, en Libye, les appels justifiant l'intervention onusienne nous promettaient la victoire du Bien contre le Mal ? Un peuple adulte peut comprendre qu'on ne peut faire la guerre partout. Un peuple adulte ne peut comprendre que l'on segmente ses indignations.

En Syrie, comme un Libye, les arrières-pensées pétrolières existent. Un éditorialiste canadien rapportait récemment comment il était étrange que son gouvernement ait attendu que Pétro-Canada sécurise l'accès à 10.000 mètres carrés de zone gazière en Syrie avant de protester, modestement, contre les violences en Syrie. Et l'exploitation du gaz est exclu du périmètre des sanctions contre la Syrie, selon un porte-parole de l'entreprise...

En Irak (vous vous souvenez de ce grand pays "libéré" par les Etats-Unis et leur Grande Coalition, le premier ministre a affirmé son soutien, vendredi dernier, à ... Bachar el-Assad. Craint-il pour ses frontières ? Israël installe des mines anti-personnelle à sa frontière du Golan.

Le régime d'el-Assad est perdu. La question désormais est celle du nombre de morts avant le dénouement.

 

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Publié dans Etranger

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V
<br /> et surtout quant l'armée va enfin arrêter de tirer sur le peuple ! mais je crois savoir que cette armée est privée, des mercenaires comme en Lybie qui sont payés pour tuer !<br /> <br /> <br />
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