Donc c'est Eva (Joly
La désignation d'Eva Joly pour conduire la campagne présidentielle des écologistes appelle plusieurs constats.
1. Les sondages ont eu tort. Le corps électoral de cette primaire était plus élargi que d'habitude (32.000 contre 7000 pour la présidentielle de 2007). Les prédictions sondagières n'avaient donc pas grand sens.
2. Les sondages avaient peut-être raison. Nicolas Hulot est (était ?) plus populaire qu'Eva Joly... auprès des Français de toutes natures et opinions interrogés par les instituts.
3. Nicolas Hulot a eu le courage de se placer à l'intérieur de ce processus électoral interne. Il n'avait que des coup à prendre. Et les EELV n'est une machine de guerre militante comme l'UMP ou le PS.
4. Hulot avait clairement dit qu'il n'irait pas jusqu'au bout si les sondages le plaçaient derrière le PS et Martine Le Pen potentiellement au second tour. Joly préfère jouer la carte du rapport de force. J'espère que nous sommes clairs là-dessus. Les sondages, toujours eux, créditent Joly d'un peu moins de 10% des suffrages au premier tour, contre largement plus de 20% au candidat socialiste.
5. Le calendrier de ces primaires écolos était en fait parfait pour qu'elles s'imbriquent avec celles des socialistes.
Maintenant qu'Eva Joly est candidate élue des écolos, mon voeu le plus cher est qu'elle se présente à la primaire ... socialiste. Il est encore temps, jusqu'au 13 juillet, c'est-à-dire mercredi.
Vas-y, Eva.