Devedjian et Raffarin, l'unité de l'UMP mise à mal
Brèves de Médiapart
Alors que s'ouvre le Campus UMP, où le mot d'ordre officieux comme officiel est de montrer un parti «uni», deux fausses notes viennent démonter la campagne prévue.
D'abord, Patrick Devedjian. Dans un entretien au Monde, le président UMP du conseil général des Hauts-de-Seine, et ancien ministre de la relance, commence par déclarer que «l'élection va être difficile», avant de poursuivre: «En 2012, il faudra proposer un projet profondément novateur qui réponde aux angoisses d'une société bouleversée par la mondialisation.»
Et c'est là que le bât blesse, car quelques lignes plus loin, Patrick Devedjian affirme: «La situation actuelle exige un grand projet de société. Je ne le vois encore nulle part.»
Autre brèche dans l'unité affichée, Jean-Pierre Raffarin, dont l'opposition à l'augmentation de la TVA sur les parcs à thème est restée en travers de la gorge de Nicolas Sarkozy, qui ne s'est pas privé de le faire savoir jeudi lors d'un petit-déjeuner de l'UMP à l'Elysée. «On peut avoir des arguments contre cette mesure mais certainement pas dire que ça revient à attaquer les pauvres, comme l'a dit Raffarin!», avait déclaré le président de la République, avant d'ajouter: «C'est irresponsable, surtout venant du premier vice-président du conseil national de l'UMP!»
Réplique de Jean-Pierre Raffarin sur son blog: «Les déclarations brutales à mon endroit, en mon absence, de Nicolas Sarkozy au cours du petit-déjeuner de la majorité sont surprenantes et méritent clarification. D’ici là, je me place en congé de cette instance dite de concertation.»