Des militants UMP interdits de Villepinte
Trois militants UMP de l'Indre-et-Loire disent s'être vus interdits de meeting de Villepinte, sur fond de dissenssions internes à l'UMP dans ce département. Ils accusent Guillaume Peltier, ancien militant d'extrême droite devenu conseiller de Nicolas Sarkozy, et spécialiste des études d'opinion à l'UMP, de leur avoir interdit de rejoindre Paris, dimanche, avec les autres militants. Dans un communiqué, ils dénoncent cette « chasse aux sorcières ».
« Nous sommes trois militants UMP engagés et à jour de cotisation (...) Le 9 mars 2012 il nous a été interdit de monter dans les cars payants mis à la disposition des militants par l'UMP 37 pour participer au meeting de Nicolas Sarkozy le 11 mars à Villepinte au motif que nous étions en désaccord avec l'investiture imposée par la fédération à Guillaume Peltier pour les élections législatives sur la 1ère circonscription."
« Nous sommes Sarkozistes et libres de nos choix politiques locaux ! En 2007, alors que nous défendions les valeurs de Nicolas Sarkozy, Guillaume Peltier les combattait avec mépris »,ajoutent-ils dans ce communiqué.
Joint par Mediapart, Mathieu Cluzel, élu au comité de la première circonscription (celle de Guillaume Peltier) et conseiller national des “jeunes pop”, l'explique ainsi à Mediapart : « On s'était inscrits il y a 10 jours. On a été informés seulement vendredi, en dernière minute, pour qu'on ne puisse rien faire. Cela a été décidé par Guillaume Peltier, Philippe Briand et le secrétaire départemental. Le motif officiel : des propos désobligeants tenus sur les réseaux sociaux vis-à-vis de la fédération où nous avons critiqué l'investiture de Peltier. Cette investiture s'est faite au mépris des militants et face à deux candidats UMP (Pascal Ménage et Thibault Coulon). Elle a fait du remue-ménage ici. Nous, nous avons soutenu Thibault Coulon. Dès qu'on pense différemment, on n'a plus le droit de s'exprimer ».
Le parachutage pour les élections législatives du jeune conseiller Guillaume Peltier dans ce département a provoqué de vives oppositions au sein de l'UMP locale.