Déplacement de Sarkozy dans la Drôme

Publié le par DA Estérel 83

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Il est bon de rappeler en ces temps de disette budgétaireque que ceux qui nous serinent à longueur de temps leurs difficultés à gérer la CRISE et refusent toute augmentation du pouvoir d'achat  à cause du déficit abyssal sont les premiers à mettre la main au portefeuille du contribuable quand il s'agit de creuser ce dernier...

En voici un exemple passé un peu inaperçu en son temps, mais gageons que le Machin a fait mieux depuis...

S.P

 

 

Déplacement de Sarkozy dans la Drôme : l'aérodrome n'était pas adapté à l'Airbus présidentiel

 

Depuis quelques mois, la presse s'amuse à préciser les conditions particulières de tous les déplacements présidentiels. Depuis le limogeage d'un préfet suite à un déplacement qui s'est mal déroulé, les sorties en province de Nicolas Sarkozy sont très encadrées. Dans les usines, les salariés sont sélectionnés, lors des grands rendez-vous, comme le sommet de l'OTAN à Strasbourg, les militants UMP sont en bonne place pour accueillir le président de la République et ses homologues.



Parfois, la préparation des déplacements de Nicolas Sarkozy "sur le terrain" prend une ampleur démesurée. Cette semaine, le Canard Enchaîné et le Point ont repéré le même témoignage, publié dans l'Essor, revue de la gendarmerie nationale, à propos du déplacement de Nicolas Sarkozy dans la Drôme le 3 mars 2009.




En page 34 du courrier des lecteurs, un commandant affecté au déplacement de Nicolas Sarkozy s'est confié sous couvert d'anonymat : "En vingt-six ans, j'en ai fait des services de ce genre (sous Mitterrand et sous Chirac) mais jamais je n'ai vu un tel déploiement et, surtout, un tel coût !". On n'en saura pas plus sur le coût exact de ce déplacement. En revanche, le Canard Enchaîné précise les moyens déployés pour la visite du président de la République :

"1265 gendarmes déployés, la voie rapide Valence-Romans coupée dans les deux sens pendant trente minutes, les deux hélicos (Puma et Gazelle) mobilisés. Avec, cerise sur le képi, cette montagne de matériel qu'il a fallu acheminer de Lyon (à 127 kilomètres), l'aérodrome de Valence où atterrissait l'Airbus présidentiel n'étant pas équipé pour accueillir des zincs de cette taille : deux passerelles, un groupe électrique, un petit tracteur et un Air Starter Unit, sorte de démarreur d'avion de secours. Le tout accompagné de trois agents d'Air France. Une fois Sarkozy reparti, après ses trois heures de visite éclair, hommes et matériel ont repris le chemin de Lyon, en convoi spécial".

Le Point a relevé exactement les mêmes propos du gendarme, "un vieux commandant qui en a vu d'autres".

Pourquoi le Canard Enchaîné et le Point ont-ils décidé de reprendre cette information issue du mensuel de la Gendarmerie ? Tout simplement parce que les moyens déployés apparaissent disproportionnés pour une visite de seulement trois heures et illustrent le décalage entre une crise économique qui touche de plein fouet les salariés et un budget élyséen sans limites.

Sarkozy dans la Drôme

 

 

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Publié dans Economie

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