Cohabitation ? Sarkozy nous prend-il pour des canards dans la Marleix ?

Publié le par DA Estérel 83

Ze Rédac

 

 

par RichardTrois

Mare Aux Canards - cc Katdaned

Mare Aux Canards - cc Katdaned

Ainsi l’Elysée a fait savoir que Nicolas Sarkozy avait reçu vendredi Alain Marleix, toutes affaires cessantes et en pleine campagne présidentielle, pour évoquer le risque de cohabitation … dans le cas  bien sur où Nicolas Sarkozy serait réélu. 

Ainsi donc Le Monde nous explique qu’Alain Marleix, “l’ancien ministre qui redécoupa la carte l’électorale  ne voudrait pas que la droite gagne la présidentielle pour perdre dans la foulée les législatives et se retrouve en cohabitation“. Attention danger ! Comme si le principal danger pour la droite n’est pas à l’heure actuelle  de perdre et la présidentielle et les législatives.

Ainsi va l’Elysée aujourd’hui : recevoir donc son spécialiste es-législatives, ciseaux d’or Marleix, en pleine présidentielle, le faire savoir haut et fort, le tout pour évoquer un scénario assez improbable, celui de sa victoire à la présidentielle. Que n’avons-nous la désagréable impression que Nicolas Sarkozy et ses communicants prennent les Français pour des truffes, des canards sauvages et tutti quanti.

Faut-il que la situation électorale de Nicolas Sarkozy soit désespérée pour que tout les 2 jours, il lance dans la mare politico-médiatique des petits cailloux, à défaut de pavés, montrant sa détermination, son assurance, la confiance dans sa victoire. Un jour, il met la pression en disant sa hâte d’en découdre, pour “atomiser” François Hollande dans un débat de second tour. L’autre il réclame par JDD interposé deux débats et le voilà maintenant qui fait mine de préparer l’élection qui suivrait sa ré-élection …

Que de médiatiques villages Potemkine les journalistes et les observateurs sont invités à traverser pour tenter convaincre le bon peuple que Nicolas Sarkozy pourrait gagner malgré des sondages le donnant très largement battu… avec jusqu’à 10 points d’écarts.

A l’Elysée, on imagine peut être que cette perche tendue, si elle venait à être prise et reprise partout, pourrait libérer les électeurs qui s’apprêtaient tranquillement à voter “utile” au premier tour, ceux qui doutent du candidat favori mais veulent l’alternance.

Pourtant en évoquant dès aujourd’hui les législatives, Nicolas Sarkozy  peut aussi obtenir l’effet inverse rappeler aux électeurs qu’après le vote présidentiel contraint par le souhait de donner la dynamique la plus forte à François Hollande, celui qui est vraiment en mesure de gagner, de rassembler le plus largement,  il y aura la possibilité d’envoyer une majorité de gauche qui correspondra à la diversité des opinions, des sensibilités de la gauche française…

Reste l’étrange sentiment que l’immense savoir-faire médiatique de l’équipe élyséenne tourne à vide, ne sait plus quoi inventer pour lutter, pour conjurer l’approche, inexorable, de la défaite…

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Publié dans Billet

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