C'est beau la famille !

Publié le par DA Estérel 83

 

CL11112010

 

 

Malgré l'activisme de la «cellule riposte» de l'Elysée chargée, comme son nom l'indique, d'expédier des missiles à chaque intervention de François Hollande, la tentative de semer le trouble dans l'opinion et la zizanie entre le candidat et le PS sur les retraites aura fini par faire long feu.

Même s'il a fallu que le candidat socialiste précise à nouveau sa position hier, même si les ténors de l'UMP, à commencer par le Premier ministre ont habilement su mettre à profit les déclarations souvent floues et parfois contradictoires de certains responsables socialistes, la polémique n'aura pas réussi à en cacher une autre, cette fois-ci au sein du parti présidentiel. En effet et alors qu'on croyait qu'à l'UMP on avait pris la mesure des risques que pouvaient faire courir au candidat Sarkozy les divisions, voici que non seulement Dominique de Villepin choisit de faire route à part mais que la querelle des ego est repartie dans la perspective de ce qui constituera le troisième tour de la présidentielle, les législatives.

La «bataille de Paris» entre l'actuel Premier ministre et Rachida Dati dans la capitale vient d'être rallumée par le brûlot que l'ancienne Garde des Sceaux vient de publier dans le journal «Le Monde». Dans cette tribune où elle a trempé sa plume dans l'acide, Rachida Dati en appelle indirectement à l'Elysée... afin que le «parachutage» de François Fillon ne saborde pas ce que Nicolas Sarkozy lui-même a fait en lui permettant à elle, la fille méritante de l'immigration, d'être reconnue et élue par les hauts bourgeois parisiens. Car si ça, c'est pas une preuve d'intégration suprême...

Dans sa diatribe, Dati - qui oublie qu'elle même a été parachutée sur des terres toutes acquises à la droite - va même jusqu'à mettre en cause la «manière de faire de la politique» de Fillon et son absence de courage.

A l'UMP, où on a plus l'habitude des godillots et de la langue de bois que des flingueuses en talons aiguille maniant la langue de vipère, on en est resté comme deux ronds de flan... Et après avoir envoyé Nadine Morano en sniper proposer sèchement à Rachida Dati de «revenir chez elle»... à Chalon-sur-Saône pour se présenter, on a essayé de calmer le jeu. C'est ainsi que Jean-François Copé est venu balayer d'un revers de main l'idée d'une exclusion de l'indignée en Chanel - exclusion pourtant réclamée par certains cadres de l'UMP - en expliquant que dans ce grand parti démocratique on n'allait quand même pas empêcher la libre expression...

Fin du tohu-bohu ? C'était sans compter sur Patrick Balkany, l'ami du Président, qui hier expliquait qu'il comprenait que Rachida Dati «se soit un peu énervée». C'était surtout oublier Villepin qui, promis un temps au croc de boucher, ne pouvait rater pareille occasion d'enfoncer le clou en accusant la mauvaise manière faite à cette pauvre Dati par sa «famille politique». Il parlait - évidemment - de la famille côté Sarkozy-Fillon..

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Publié dans UMP

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