Alexandre Jardin s’inquiète pour Sarkozy, pardon, pour l’école

Publié le par DA Estérel 83

Ze Rédac

 

 

Par RichardTrois

Nicolas Sarkozy et Carla Bruni en 2008

La campagne présidentielle, si morne soit-elle, nous offre en ce week-end pascal une belle de tranche de rire. Un méga LoL comme dirait la jeunesse sur Twitter. On peut en remercier Nicolas Sarkozy.
Le candidat en campagne dans le Var, avant d’aller se reposer au Cap Nègre, s’est remémoré ses souvenirs de “jeune responsable politique“. Et il met en garde “nos compatriotes qui veulent la gauche contre les socialistes : 

“ J’ai connu jeune responsable politique la période de 1981. Je l’ai connu. En 2 ans, les socialistes ont vidé toutes les caisses. En 1983, Monsieur Mitterrand non sans un certain courage a envoyé balader tout le programme, tout le projet, ils ont changé du tout au tout ce qu’ils avaient promis, ce qu’ils avaient décidé. Mais moi mes chers compatriotes, moi je vais vous une chose. En 1981, c’était un autre monde, nous sommes en 2012.
En 2012, il ne faudra pas 2 ans, il faudra 2 jours pour qu’ils conduisent notre pays dans une gigantesque crise de confiance. A ceux de nos compatriotes qui veulent la gauche, vous aurez la Grèce, vous aurez l’Espagne. ”

Et nous de rire en pensant qu’il n’a pas fallu 2 jours à Nicolas Sarkozy pour commencer à perdre la confiance des Français. Il lui a fallu à peine 2 heures. Oui 2 heures. Tout juste connaissait-il le résultat du vote des Français, qu’il partait fêter sa victoire avec ces puissances de l’argent qui ont permis son élection et qui allaient bénéficier de ses largesses fiscales et politiques. Le soir même de son élection, le masque tombait et les Français le découvraient tel qu’il est vraiment, adorateur du veau d’or, de l’argent-roi, qui festoie le soir même de son élection avec ceux d’en haut, pendant que le bon peuple de droite n’en pouvait plus de l’attendre place de la Concorde. Une première image qui cadrait si bien avec l’adjectif dont l’avait affublé Marianne “bling-bling”, une première qui allait entamer un capital-confiance patiemment accumulé des années durant …

Carla et Nicolas à Disney, Carla et Nicolas en Egypte. “Carla et moi c’est du sérieux“. Là aussi, il n’aura pas fallu 2 ans à Nicolas Sarkozy pour perdre la confiance des Français, à peine 6 mois pour que les Français se rendent compte des raisons qui ont amené Nicolas Sarkozy à la magistrature suprême. Non pas l’intérêt général ou “une cause plus grande que soi” mais le simple syndrome de la rock star, du petit garçon qui se rêve en Johnny de la politique, lettres d’or accrochées en haut du box-office et trophy-girl au bras. Les sondages n’ont dès fait que constater le mal.

Nicolas Sarkozy peut alors parler de confiance perdue. Il parle en spécialiste. Le Figaro Magazine s’extasie ce week-end parce que son candidat a gagné 7% de cote de confiance. Drôle de manière de voir la bouteille un tiers pleine. Ce sont en effet 63% des Français qui ne font pas confiance à Nicolas Sarkozy. Un Himalaya qu’il aura bien du mal à gravir.

Perdant la confiance des Français, Nicolas Sarkozy a aussi perdu la confiance des acteurs économiques, partout dans le monde. Une politique économique sans queue ni tête sinon l’intérêt des bien-nés et de ceux qui ont du bien. Une démarche de sortie de la crise financière qui dépouille le politique de tout pouvoir et nous prépare à d’autres crises. Il était si sûr de lui, comme toujours, quand il assénait en off que la perte du triple A de la France serait une catastrophe pour le pays comme pour lui. 3 mois plus tard une première agence retirait la note fétiche. Confiance perdue des investisseurs. Il est vrai que l’ardoise que laisse Sarkozy est à la mesure de son égo. Record historique battu, le 30 mars dernier quand l’INSEE annonçait que la dette publique venait d’atteindre 1717 milliards d’euros…

Alors Nicolas Sarkozy peut parler de confiance et donner des leçons. On sourit. Et on pense qu’il est vraiment Roi ou plutôt qu’il était le Roi du vraisemblable que l’ont transforme en vérité vraie. François Hollande a eu beau jeu de le tacler sur ce point aujourd’hui lorsqu’il déclarait “parfois, il reprend confiance parce qu’à la lecture de certaines enquêtes, il serait battu moins nettement que prévu.”

On espère simplement que François Hollande, tout à son objectif d’être élu le 6 mai et de ne pas décevoir les millions de Français qui veulent le retour de la gauche, du progrès, aura quand même retenu les leçons de ce quinquennat ruiné en 2 photos, en 2 symboles.  Et qu’il saura conserver ce trésor, ce lien si chèrement acquis qu’est la confiance.

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Publié dans Politique

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