Aider la Grèce ? Je ne sais plus.
Je ne sais plus si nous devons "aider" la Grèce. Et quelque soit la forme de l'aide.
1. De l'avis quasi-général, l'impôt rentre mal en Grèce. Je sais que c'est l'argument principal des libéraux-austères qui veulent imposer une sacrée cure d'austérité à nos amis grecs.
Mais l'impôt est l'un des ciments de la solidarité d'une nation. En Grèce, la fraude fiscale tous azimuts serait "un sport national". Depuis le déclenchement de la crise de la dette, les reportages se sont multipliés.La Grèce, paraît-il, ne compte que 4 millionnaires en euros. Le pays est-il si pauvre ?
Une nation incapable de cette solidarité minimale que constitue le paiement de l'impôt, TVA ou impôt sur le revenu, peut-elle intégrer un ensemble européen plus vaste ? La réponse est évidemment non.
2. Le second scandale de la crise grecque est que les prêteurs s'en sortent mieux que bien. Dans cette crise d'overdose d'endettement, le dealer est exempté de reproches et de sanction. Seul le camé trinque, et lourdement. Les 16 autres membres de la zone euro, Allemagne et France en tête, n'aident pas la Grèce. Ils s'aident d'abord eux-même. Le reste n'est que paroles et habillage sémantique.
3. La troisième inquiétude tient à la nature de la zone euro. Visiblement (je ne suis pas expert), la Grèce a une économie bien différente de celle de l'Allemagne ou même de la France. A quoi se forcer aux mêmes critères de gestion budgétaire ?