À Marseille, Hollande contre-attaque

Publié le par DA Estérel 83

La Provence

 

 

Le candidat PS a lancé, hier au Dôme, un appel à la mobilisation et fait des propositions en faveur des quartiers

1 › 2
François Hollande, devant une foule fervente et enthousiaste, a appelé les électeurs à se mobiliser

François Hollande, devant une foule fervente et enthousiaste, a appelé les électeurs à se mobiliser "massivement pour créer une dynamique".

Photos Frédéric Speich et Nicolas Vallauri

 

Hollande, acte II. Hier soir à Marseille, le candidat PS à la présidentielle a marqué une nouvelle étape dans sa campagne. À 38 jours du premier tour. Dans une ambiance fervente, porté par la foule des grands jours et des militants enthousiastes, il a contre-attaqué après le rendez-vous de Villepinte de son rival Nicolas Sarkozy. Faisant de Marseille, où le socialiste tenait l'un de ses derniers grands meetings régionaux, le miroir de sa campagne et le tremplin pour la dernière ligne droite.

Miroir, parce que c'est dans la cité phocéenne, résumé des difficultés de l'heure en matière de violence, de chômage, d'inégalités, dont il a vanté le vivre ensemble et souligné les difficultés, qu'il a fait la synthèse de son projet. Déclinant les axes majeurs et rappelant les valeurs fondamentales de son corpus. Dans le domaine de la sécurité, il a promis, s'aidant d'une formule incantatoire, d'opposer à la "loi de la force, la force de la loi"profitant de l'occasion pour fustiger en creux son rival. 

"20 à 25% de logements sociaux"

"Je ne suis pas dans le double discours ni dans le double jeu", a-t-il lancé au début d'un discours d'une heure, n'hésitant pas à souffler sur les braises de l'antisarkozysme à de nombreuses reprises. Affublant, tout au long de ses propos, le candidat "d'en face" du qualificatif ambigu de candidat sortant. Dans cette ville populaire, il a choisi également d'annoncer plusieurs mesures en faveur des quartiers défavorisés. Proposant ainsi la création "d'un réseau d'aide pour parents isolés" et l'institution de "20 heures de formation pour les personnes sans diplôme"

Autre mesure : "porter de 20 à 25 %" l'obligation de construire les logements sociaux et créer dans ces territoires "une filiale" de sa future banque publique d'investissement. Ne manquant pas de faire dans le symbole devant une assistance comblée, il s'est engagé à bannir le terme de "zone" parce "dans les quartiers, la République sera de retour après le mois de mai". Jeunesse, emploi, service public, laïcité, Hollande a récapitulé les épisodes précédents. N'omettant pas une phrase forte à l'encontre des "élus qui se rendraient coupables de corruption" et pour qui "il n'y aura aucune faiblesse". 

Une nouvelle campagne commence

Le meeting se déroulait à quelques mètres du Conseil général dont le président-sénateur, Jean-Noël Guérini, est mis en examen et l'immunité parlementaire examinée aujourd'hui. Insistant sur "la cohérence" de sa candidature, pointant "les improvisations" de son adversaire de l'UMP, dont il s'est amusé à détourner le slogan de 2007 avec un "rien n'a été possible", il n'a pas manqué de battre le rappel de son camp. 

"C'est au premier tour que nous devons donner au changement la force nécessaire". Invoquant pour conclure François Mitterrand. Alors que le match se resserre dans les sondages, la bataille prend un tour différent. Le bain de foule de François Hollande, descendant de la tribune, en est la preuve. Une nouvelle campagne commence.


Publicité

Publié dans HOLLANDE

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article