Valérie Trierweiler a-t-elle fait virer la chef de la sécurité du candidat Hollande ?

Publié le par DA Estérel 83

Marianne2

 

 

La commandante chargée de la sécurité du candidat Hollande a été écartée à l'heure de composer l'équipe de protection du président. Un fait rare qui laisse place aux interprétations les plus folles.


Sophie Hatt (CHESNOT/SIPA )
Sophie Hatt (CHESNOT/SIPA )
Valérie Trierweiller a-t-elle eu la peau d’une commandante de police chargée de la sécurité de François Hollande ? L’affaire serait probablement passée inaperçue sans le fameux tweet-missile anti-segolène Royal. Cette entrée en matière fracassante vaut à la compagne du président de la république d’être aujourd’hui soupçonnée d’avoir demandé l’éviction de cette femme-flic présente au cœur du dispositif de sécurité durant la campagne. Mais la véritable histoire n’est pas tout à fait celle que l’on raconte. 
 
Assurer la sécurité d’un candidat à la présidence de la république peut booster sérieusement une carrière. Un fonctionnaire a ainsi fini préfet sous Sarkozy. Lorsqu’elle a été nommée à la tête du GSPR (groupe de sécurité de la présidence de la république), fin mai, la commissaire divisionnaire Sophie Hatt, autrefois chargée de la sécurité de Lionel Jospin, n’a pas souhaité conserver la fameuse commandante dans son staff. Elle aurait également voulu se séparer de 4 autres membres du dispositif, mais ils ont fait jouer leurs relations pour intégrer la future équipe.
 
La commandante a été remerciée sans motif, alors que François Hollande avait personnellement demandé qu’elle soit bien traitée et conservée au sein du GSPR. Seule la commissaire divisionnaire, dont on sait qu’elle s’est peu avant entretenue avec la compagne du président, connaît les véritables raisons de cette éviction inhabituelle.
 
La commandante déplaisait-elle à la compagne du président ? Est-ce un nouveau signe d’une jalousie mal placée ? Risquait-elle plutôt de faire de l’ombre à la commissaire divisionnaire Sophie Hatt, cette commandante qui était dans l’intimité du président depuis déjà 4 mois ? Officiellement, il n’y avait plus de place correspondant à son grade après le recrutement, comme N°2, d’un lieutenant colonel de gendarmerie. La conserver comme N° 3 n’aurait pas eu de sens, sachant qu’il s’agit d’encadrer une soixantaine de personnes. 
 
La presse a fait état d’une petite histoire qui aurait envenimé les relations entre la première dame et la commandante : des effets personnels égarés lors d’un meeting à Bercy, pendant la campagne. Vérifications faites, ce n’est pas un sac, mais un imperméable et une écharpe qui ont été déplacés d’une loge à l’autre pendant le meeting, et la commandante n’y est pour rien : ce sont les membres du service d’ordre du PS qui s’en sont chargés. Ces effets ont d’ailleurs été très vite retrouvés et personne n’a subi la moindre réprimande. 
 
L’Elysée évoquait ce vendredi 22 mai des problèmes de « comportement », mais pourquoi avoir conservé la commandante durant 4 mois à la tête de l’équipe de protection du candidat si elle avait commis des erreurs ? L’énigme ne manquera pas d’attirer la curiosité des « trierweilerologues » dans les jours qui viennent. 
 
En attendant, plus sérieusement, ce scoop de Marianne2 : les membres du GSPR chargés de protéger François Hollande durant son bref déplacement à Rio de Janeiro, pour la conférence des nations unis sur le développement durable, n’étaient pas armés. Un membre du GSPR, déjà en poste sous Sarkozy, avait en effet chargé la mallette contenant les armes des policiers français dans un mauvais avion, lors de l’étape mexicaine du président de la république. Que cet incident se soit produit dans l’un des pays les plus violents du monde provoquera certainement de vifs débats au sein de l’équipe. 
 

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