Union bancaire, EADS-BAE: Merkel et Hollande affichent leurs divisions

Publié le par DA Estérel 83

L'Expension

 

 

Angela Merkel et François Hollande ont réaffirmé samedi leurs différences en matière de supervision bancaire dans l'UE, sur fond de belles déclarations d'amitié franco-allemande indéfectible. Ils peinent également à s'entendre sur le prjet de fusion EADS-BAE Systems.

Union bancaire, EADS-BAE: Merkel et Hollande affichent leurs divisions

Angela Merkel et François Hollande étaient réunis ce samedi 22 septembre à Ludwigsburg (sud-ouest de l'Allemagne), pour célébrer les 50 ans du discours historique du général de Gaulle à la jeunesse allemande. A l'issue de la célébration, les deux dirigeants ont exalté chacun dans leur propre langue l'amitié franco-allemande.

"Vive la jeunesse franco-allemande, vive la jeunesse européenne", a lancé en français la chancelière allemande. Et en écho, François Hollande s'est adressé en allemand à la jeunesse: "Votre rôle est de donner réalité au rêve européen et de lui donner un avenir. Vive l'amitié franco-allemande". "La réponse à la crise a un seul nom l'Europe, c'est l'Europe qui vaincra la crise", a ajouté le président français.

La chancelière alemande et le président français ont ensuite déjeuné en tête-à-tête. Ils ont évoqué plusieurs dossier épineux, notamment lasupervision bancaire européenne. Après les belles déclarations d'amitié franco-allemande, voici venu le temps des divergences. "Le plus tôt sera le mieux", a lancé François Hollande lors d'une conférence de presse commune à Asperg (sud-ouest de l'Allemagne). Cela prendra "le temps qu'il faudra", a rétorqué la chancelière allemande.

Aucune décision sur EADS

Paris souhaiterait que les Européens se dotent d'un tel mécanisme dès janvier 2013, l'Allemagne est moins pressée. La question est de savoir "comment faire pour prendre en compte le plus d'établissements possibles", a ajouté le président français. Comme la Commission européenne, Paris veut confier à la Banque centrale européenne (BCE) lasupervision des 6.000 banques de la zone euro, alors que Berlin préfère limiter cette tâche aux plus gros établissements. "Pour moi, l'important c'est la qualité. Cela ne sert à rien de faire quelque chose très vite qui ne fonctionne pas", s'est justifiée Angela Merkel.

Sur l'autre dossier épineux du jour, le projet de fusion des groupes d'aéronautiques et de défense européen EADS et britannique BAE pour donner naissance au numéro un mondial du secteur, les deux dirigeants ont été infiniment plus évasifs. "Nous n'avons pas pris de décision, nous savons que nous devons donner dans un avenir proche une réponse aux entreprises. Les discussions étaient bonnes et amicales. Mais les détails ne doivent pas être débattus en public, notamment compte tenu des emplois", a dit la chancelière allemande.

Selon la réglementation boursière britannique, les industriels ont jusqu'au 10 octobre pour conclure leur rapprochement ou l'abandonner. François Hollande ete Angela Merkel ont promis tous deux de se prononcer dans les délais impartis. Face aux immenses enjeux stratégiques, Paris et Berlin peinent à dévoiler une position commune sur le projet de fusion entre BAE Systems et EADS à moins de trois semaines de la date butoir des discussions entre les deux géants de l'aéronautique et de la défense, qui, en cas de réussite du projet, formeraient le premier groupe mondial d'aéronautique et de défense.

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