Sarkozy président : 12 raisons de désespérer de Sarkozy quand on a moins de 30 ans.

Publié le par DA Estérel 83

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En mars 2007, le candidat Sarkozy promettait grand à la jeunesse : « Je veux permettre à chaque jeune de conquérir l’autonomie financière qui lui permette de financer ses études, sa formation, de ne plus vivre chez ses parents, de vivre sa vie, de vivre avec qui il veut, d’aimer qui il veut, comme il veut. » Près de 5 ans plus tard, on sait que le RSA version jeunes, seul dispositif mis en place en Sarkofrance sur la période, ne concerne qu'une poignée de milliers de jeunes à cause des contraintes édictées par le Monarque élyséen. Mais du côté de l'emploi, le bilan n'est pas plus fameux. 

Benjamin Lancar, le jeune président des jeunes Populaires, peut bien s'agiter sur Twitter ou sur le Web. Il y a des chiffres qui ne trompent pas. La jeunesse qui cherche du boulot souffre. 

La Dares a publié lundi 30 mai une étude sur l'emploi des jeunes de 15 à 29 ans. Ce rapport, peu commenté, donne quelques raisons de désespérer quand on a moins de 30 ans en Sarkofrance. Davantage au chômage, précaire quand ils travaillent, la situation s'améliore à peine quand ils vieillissent. 

Il est de coutume, en France, d'expliquer que le chômage des jeunes est largement supérieur à celui des moins jeunes. C'est vrai, mais les statistiques utilisées pour argumenter sont fausses. Les taux de chômage annoncés par nos responsables politiques tiennent rarement compte de la proportion de jeunes étudiantes. Sur 100 jeunes de 15 à 29 ans sont au chômage, 44 étaient étudiants, 46 avaient un emploi et 9,5 étaient chômeurs. 

Bizarrement, la Dares concentre son étude sur une tranche d'âge plus large (15 à 29 ans) que la définition socio-professionnelle des jeunes (i.e. moins de 25 ans). Ceci étant rappelé, les constats sont terribles. 

1. Le taux de chômage ressort ainsi à 17%, un taux largement au-dessus de la moyenne des moins jeunes. 

2. La situation de l'emploi s'est dégradée dès juin 2008. L'argument sarkozyen selon lequel la grande crise financière de l'automne 2008 a tout déclenché est... faux. 

3. Le taux d’activité des 15-29 ans est stable depuis 15 ans, pour se situer entre 54 % et 57%. Mais, en 2010, il reste inférieur en France de 1,2 point à la moyenne des 27 pays membres de l’Union européenne et de 3,2 points à celle de l’Union à 15. 

4. Le nombre de jeunes qui travaillent a baissé depuis 2008 : 5,41 millions en 2008, 5,32 millions en 2009, 5,27 millions en 2010.

5. Le nombre de jeunes aidés à l'emploi a drastiquement chuté : 636.000 en 1990 ; 820.000 en 2000 (pour cause d'emplois jeunes); 724.000 en 2005 ; 778.000 en 2007 ; 665.000 en 2010, après trois ans de crise. En proportion, la part des jeunes sous contrat aidé a chuté de 30% en 2000, à 27% en 2007 et 23,7% en 2010... Sans commentaires. 
  
6. Parmi ses emplois aidés, l'alternance n'a cessé de diminuer depuis que Nicolas Sarkozy est président : 599.000 en 2008, puis 572.000 en 2009 et 565.000 en 2010. 

7. L’ancienneté au chômage a continué à augmenter de 2009 à 2010 pour les jeunes, plus fortement que pour les adultes : +5 points pour la proportion de chômeurs de longue durée versus +4 points pour les adultes.

8. La Dares mesure également ce qu'elle appelle le « halo » du chômage, c'est-à-dire des personnes qui ne travaillent pas, souhaiteraient travailler mais ne sont pas considérées comme chômeurs par le BIT car pas disponibles ou non inscrits. 2,8 % des jeunes de 15 à 29 ans sont, en moyenne, dans ce cas en 2010. « Comme pour le chômage, les jeunes appartiennent plus souvent au « halo » du chômage que l’ensemble de la population en âge de travailler » note la Dares.

9. L'inégalité homme/femme commence tôt. Les « jeunes » femmes travaillent moins que leurs homologues masculins. « Le taux d’emploi est toujours beaucoup plus élevé pour les jeunes hommes que pour les jeunes femmes (+8,1 points fin 2010) car ces dernières pour- suivent plus longtemps leurs études, sont moins concernées par l’apprentissage et cessent plus souvent leur activité en présence de jeunes enfants .»

10. Les jeunes, quand ils travaillent, sont plus souvent en situation de sous-emploi que leurs aînés. « En moyenne annuelle, parmi les jeunes de 15 à 29 ans occupant un emploi, 5,1 % des hom- mes et 11,5 % des femmes sont en situation de sous-emploi en 2010, contre respectivement 3,3 % et 8,8 % pour l’ensemble des 15-64 ans.»

11. La part du temps partiel subi dans l’ensemble des emplois occupés par les jeunes a augmenté depuis 2008, pour atteindre 8,1% en 2010, dont 11,5% pour les femmes. Au total, quelque 44% des jeunes de 15 à 29 ans sont en situation précaire.

12. La part des CDD a progressé depuis 2008, de 24% des emplois des 15-29 ans à 26% l'an dernier

Publié dans Politique

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