Royal en bleu blanc rouge devant ses amis toulousains

Publié le par DA Estérel 83

 

 

Ségolène Royal n'a jamais évoqué l'affaire DSK hier à Toulouse./Photo DDM, Basile Crespin

Accueillie par ses amis aux cris de « Ségolène présidente », mais boudée par les ténors du PS, Ségolène Royal était hier en campagne à Toulouse où elle a rencontré des militants associatifs au Mirail et tenu meeting salle Barcelone.

 

Chemisier blanc, veste rouge pantalon bleu, sur fond d'oriflammes tricolores pendus aux murs et au-dessus de l'estrade : hier après midi à Toulouse Ségolène Royal a choisi d'exalter les couleurs et les vertus cardinales de la République devant plus de 400 militants rassemblés salle Barcelone.

En campagne sans attendre le résultat de primaires au sein du PS où elle est en position d'outsider, l'ex candidate de 2007, puise chez les militants rencontrés sur la route de son tour de France des fédérations la légitimité politique que lui refusent les sondages. « Ce ne sont pas les concours de sondages qui feront l'élection, prévient-elle, c'est vous citoyens et citoyennes, c'est vous qui viendrez aux urnes. »

Mais pour cette étape toulousaine, c'est sans le soutien de tous les ténors du PS haut-garonnais que la candidate Royal s'est adressée au peuple de gauche. Ni Martin Malvy, ni Pierre Cohen qu'elle a croisé à l'heure du déjeuner avant de rencontrer des responsables associatifs et une délégation de Conti au centre Alban-Minville de Bellefontaine, ni Pierre Izard, ni Henri Denard, premier secrétaire de la fédération, ne se sont déplacés, laissant à la député de la première circonscription de Toulouse, Catherine Lemorton et à Régine Lange, adjointe en charge du développement durable au Capitole, le soin de l'accueillir.

Boudée par ses pairs elle n'en a pas moins rodé les slogans et développé le programme qui doit lui ouvrir les portes de l'Élysée en 2012, « pour rétablir une société de confiance et les règles d'un ordre social juste.

Voilà l'engagement que je fais devant vous et je le ferais avec détermination », a-t-elle promis à un public grisé par les mots de la dame en bleu blanc rouge qui lui a fermement demandé « d'oser l'espérance »… en attendant le résultat des primaires.


Les Royalistes y croient

« C'est sûr que nous n'avons pas de grands élus, mais nous avons des militants » : secrétaire général de Désir d'Avenir, le mouvement de soutien à la candidature de Ségolène Royal, Kamel Chibli veut croire que la force et l'enthousiasme militants seront plus forts que l'arithmétique.

Dans la fédération de la Haute-Garonne les militants royalistes seraient environ 500 soit 10 % des 5 000 militants annoncés. Mais Désir d'Avenir qui recrute au-delà du PS compterait 800 personnes selon Kamel Chibli pour qui Ségolène peut sortir en tête « car la primaire ne se fera pas qu'à Toulouse. »

Publié dans S.ROYAL

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