Retraite à 60 ans : "La confiance naît des engagements tenus"

Publié le par DA Estérel 83

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Invité mercredi soir sur TF1, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a défendu l'amendement pratiqué sur la réforme des retraites de 2010, promesse de campagne de François Hollande. Il est aussi revenu sur le débat sur la dépénalisation du cannabis, initié par sa ministre Cécile Duflot.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, invité sur TF1 le 6 juin 2012.

 

Alors que le gouvernement a ouvert mercredi une brèche dans la réforme des retraites de 2010 en accordant à certains salariés de partir à 60 ans, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault était Invité mercredi soir sur TF1. L'occasion de revenir sur cet engagement d'un retour partiel d'une retraite à 60 ans pris parFrançois Hollande pendant la campagne, salué par les syndicats et très largement critiqué par  la droite qui y voit un cadeau électoral que la France n'a pas les moyens d'honorer.

Pour autant sur le plateau de TF1, Jean-Marc Ayrault a fait fi des piques de l'UMP, faisant acte de pédagogie et défendant la notion de justice sociale qui imprègne cet amendement à la réforme de 2010. Au-delà, le Premier ministre a tenu à démontrer que le gouvernement tenait le cap des promesses faites par François Hollande durant la campagne pour la présidentielle : "La confiance politique naît des engagement tenus", a-t-il expliqué. "C'est une mesure juste et un engagement de campagne" qui "ne remet pas en cause le pouvoir d'achat" des Français, a ajouté le Premier ministre.

Et le cannabis ?

Au cours de son interview, le Premier ministre est revenu sur la polémique sur la dépénalisation du cannabis. Un débat initié par une membre de son gouvernement, Cécile Duflot, qui a sensiblement destabilisé l'exécutif. Toutefois, Jean-Marc Ayrault a de nouveau affiché la position officielle du gouvernement, écartant toute dépénalisation du cannabis en France, et affirmant que la fermeté resterait la règle. Car, pour le Premier ministre, Cécile Duflot, qui s'est prononcée en faveur de la dépénalisation, ne s'est exprimée qu'"en tant que chef d'un parti" et non "en tant que ministre". D'ailleurs, a assuré Jean-Marc Ayrault, la dirigeante écologiste, qui quittera le 23 juin ses fonctions à la tête d'EELV, sera bientôt au "service exclusif du gouvernement". 


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