Retour dans la discrétion pour Valérie Trierweiler

Publié le par DA Estérel 83

Le Point

 

 

La compagne de François Hollande est désormais contrainte à la réserve et ne sera à ses côtés que lorsque le protocole l'exigera.

Valérie Trierweiler va devoir trouver sa place.

Le retour, mais dans la discrétion : Valérie Trierweiler, compagne deFrançois Hollande, qui voulait réinventer le rôle de première dame, est désormais contrainte à la réserve et ne sera au côté du chef de l'État que lorsque le protocole l'exigera, ainsi qu'il en a décidé. "Je considère que les affaires privées se règlent en privé. Et je l'ai dit à mes proches pour qu'ils acceptent scrupuleusement ce principe", a déclaré le chef de l'État samedi lors de son intervention télévisée du 14 Juillet. Et d'affirmer que ce principe serait "scrupuleusement appliqué".

Une manière de tenter de clore l'épisode du tweet dévastateur de sa compagne, qui, entre les deux tours des législatives de juin, avait apporté, via le réseau social Twitter, son soutien au dissident PSOlivier Falorni, adversaire à La Rochelle de Ségolène Royal, la mère des quatre enfants du président. L'affaire avait fait grand bruit en mettant au jour un imbroglio politico-sentimental, alors même que François Hollande n'avait cessé durant la campagne présidentielle de dénoncer "un mélange des genres" chez Nicolas Sarkozy

Peu après, la journaliste avait reconnu une "erreur", mais cette semaine, la polémique a été relancée par des propos, publiés dansLe Point, de Thomas Hollande, fils aîné du président, virulents à l'égard de Mme Trierweiler et de son tweet. "Ça a détruit l'image normale qu'il (François Hollande) avait construite", la situation actuelle "est un facteur d'instabilité... soit elle est journaliste, soit elle a un cabinet à l'Élysée". Des banderilles dévastatrices pour l'image de François Hollande, si bien que le jeune avocat a assuré que certains de ses propos avaient été "déformés".

"Il fallait que François Hollande parle. Il l'a fait de façon précise, nette, carrée, respectueuse et autoritaire", a confié dimanche à l'AFP un proche du président en ajoutant que les déclarations de Thomas "lui avaient permis de faire un équilibre". "Je suis certain que le principe édicté" par le chef de l'État "sera scrupuleusement respecté" par sa famille, a-t-il ajouté. Satisfait également de cette mise au point, un autre proche a dit espérer que l'épisode soit désormais "clos".

"Ne pas être une potiche"

Mais quel rôle pour la compagne du président ? François Hollande a rejeté samedi toute idée de statut de la première dame. "Il n'y a pas de statut. Valérie veut garder son activité professionnelle. Je comprends. À partir de là, elle sera présente à mes côtés lorsque le protocole l'exigera, ce n'est pas très fréquent", a-t-il dit.

Omniprésente durant la campagne puis lors de l'investiture du chef de l'État, comme aucune de celles qui l'ont précédée ne l'avait été, la journaliste avait nourri le souhait de "ne pas être une potiche".

Le 14 juillet, Valérie Trierweiler était donc dans la tribune présidentielle, place de la Concorde, pour assister au défilé militaire. Mais elle n'a pas accompagné François Hollande lorsqu'il est allé prendre un bain de foule sur les Champs-Élysées et ne l'a pas suivi davantage à l'hôtel de la Marine pour son interview télévisée. 

En revanche, elle était à ses côtés samedi à Brest pour la fête maritime "Tonnerres de Brest", et dimanche à Avignon. "Le défilé, c'est le protocole, les dîners d'État aussi, mais à Brest ou à Avignon, c'est un couple qui se déplace et il est normal que la compagne du président soit avec lui", a expliqué un proche.

"Je tournerai sept fois mon pouce maintenant avant de tweeter"

Quant à ses tweets, Mme Trierweiler a promis la prudence. "Je tournerai sept fois mon pouce maintenant avant de tweeter", a-t-elle ironisé sur BFMTV. Et, s'agissant de sa profession, cette mère de trois enfants, dont deux ont été reçus au bac cette année, entend bien continuer à l'exercer. DansParis Matchcette semaine, elle signe un article sur la romancière homosexuelle Jeanette Winterson, dont le dernier roman s'intitule Pourquoi être heureux quand on peut être normal ?"

Publié dans HOLLANDE

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