Quand un tweet occulte un important discours présidentiel

Publié le par DA Estérel 83

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François Hollande devant le Conseil économique, social et environnemental, mardi 12 juin.

 

Ce devait être, de l'avis d'un conseiller, un discours "important". Une sorte de"discours de la méthode sociale". Autant dire que le propos du président de la République devant le Conseil économique, social et environnemental (CESE), mardi 12 juin, a été légèrement bousculé par l'effet de souffle du tweet de Valérie Trierweiler.

L'équipe élyséenne, pourtant, n'a pas ménagé ses efforts pour sauver ce qui pouvait l'être de cette allocution devant la respectable assemblée. "Il ne va paschanger l'agenda parce qu'il y a un vrombissement dans la scène médiatique, minimisait un conseiller. Il y a un discours très important devant la troisième assemblée de France, on ne va pas parler d'un tweet. Il faut vraiment relativiser."

"MISSION IMPOSSIBLE"
 

 Peine perdue. Les reporters n'avaient mardi d'intérêt que pour "l'affaire", et n'interrogeaient que sur ce point précis, à leur arrivée, des ministres désespérément muets sur le sujet. Et dans l'austère décor du Palais d'Iéna, l'on ne pouvait s'empêcher d'interpréter à cette aune les propos des uns et des autres.

Les mots d'accueil du président du CESE Jean-Paul Delevoye, d'abord, adressant au chef de l'Etat "tous ses vœux de réussite pour [sa] mandature". Et, bien sûr, ceux de François Hollande, qui a préconisé, devant le Conseil et quelques invités d'honneur, dont Bernard Thibault (CGT), François Chérèque (CFDT) et Laurence Parisot (Medef), de "réconcilier la France avec elle-même".

"La croissance, elle ne naîtra pas de dépenses publiques supplémentaires, au moment où les Etats connaissent un endettement élevé", a-t-il aussi affirmé.

Etait-il possible, au vu de l'intensité de la polémique du jour, de sauver ce moment des plus institutionnels ? A l'évidence, il s'agissait d'une mission impossible. Commentaire fataliste d'un collaborateur du président : "Il y a des affaires qui écrasent tout sur leur passage. Ce moment, qui était important, est un peu passé au second plan. C'est regrettable. Je ne crois pas que ce discours aura l'écho qu'il méritait..." 

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