PS: le projet pour 2012 adopté à l'unanimité

Publié le par DA Estérel 83

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François Hollande, Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Ségolène Royal à la convention nationale

François Hollande, Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Ségolène Royal à la convention nationale du PS, le 28 mai 2011 à Paris. (© AFP Bertrand Guay)

 

Tous ensemble. Du moins en façade. Le projet socialiste pour l'élection présidentielle de 2012 a été adopté samedi à l'unanimité, lors d'un vote à main levée, par les délégués de la convention réunie à Paris par le parti de Martine Aubry, ultime étape avant la primaire.

Le projet baptisé "Le Changement", qui compte trente propositions pour"redresser la France" et "rassembler les Français", a été adopté à l'unanimité des délégués, qui brandissaient leurs cartons rouges. Quelque 2.000 personnes étaient présentes à la Halle Freyssinet (Paris XIIIe).

Après cette adoption unanime, annoncée à la tribune par Lauriane Deniaud, la présidente du MJS (Jeunes socialistes), la première secrétaire Martine Aubry a prononcé le discours de clôture de cette "Convention des Conventions", aboutissement de deux ans de travail et 130 rencontres.

Aubry reprend Mitterrand...

La première secrétaire du Parti socialiste a assuré qu'elle "prendrait ses responsabilités" pour qu'une candidature socialiste "puisse accéder à la présidence de la République" en 2012.

Martine Aubry a défini le même chemin que celui que François Mitterrand avait"tracé en son temps" pour mener la gauche à la victoire en 1981. "L'histoire a ses constances (...) La feuille de route que nous suivons depuis trois ans et que nous allons suivre jusqu'en 2012, jusqu'à la victoire, elle n'est pas si éloignée de celle qu'un autre avant nous avait tracé en son temps et nous avait menés à la victoire", a déclaré la première secrétaire dans son discours de clôture de la Convention du parti.

"En 1981, quelque mois avant la présidentielle, François Mitterrand disait la France n'a pas simplement rendez-vous avec la saison nouvelle, elle a rendez-vous avec elle-même", a-t-elle rappelé en guise de conclusion.

... et est soutenue par Fabius...

De son côté, l'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius a assuré dans une interview publiée dans Le Monde daté de dimanche que Martine Aubry sera"une présidente compétente". "Ma conviction est que, si elle l'emporte, Martine Aubry sera une présidente compétente, rassembleuse et proche des Français",affirme Fabius, alors que Mme Aubry n'a toujours pas fait acte de candidature pour les primaires socialistes.

Martine Aubry "n'est heureusement pas la seule à posséder des qualités, mais elle incarne celles-là", expérience locale et gouvernementale, capacité à rassembler, et le fait d'être une femme, "d'une façon éminente. En particulier la capacité à rassembler", affirme Fabius, qui avait été lui-même candidat à la primaire de 2006.

Outre son expérience gouvernementale, "deux autres dimensions la complètent", assure-t-il : "la réussite locale et la connaissance pratique de l'économie, puisqu'elle a participé à la direction d'une grande entreprise", Péchiney entre 1989 et 1991.

"Face aux quatre grandes crises auxquelles nous sommes confontés",écologique, financière, européenne et démocratique, Martine Aubry "possède des atouts majeurs d'analuse et d'action", ajoute-t-il.

... qui dit ne pas penser à Matignon

Par ailleurs, Laurent Fabius, à qui Martine Aubry a confié la préparation de la première année du quinquennat, estime "qu'il n'y a pas d'automatisme" entre cette mission et la fonction de Premier ministre. Les travaux d'élus et d'experts"vont permettre de traduire notre projet en actions gouvernementales précises, pour être prêts dès le premier jour. Il appartiendra à la personnalité choisie par les Français lors de la primaire d'utiliser ces travaux comme elle le souhaitera".

"Avec la situation calamiteuse des finances publiques", Laurent Fabius considère qu'"il faudra bien revenir sur certains privilèges fiscaux, sur des niches"."Quand M. Sarkozy terminera son mandat, la France aura un endettement de près de 90% du PIB, dont les deux tiers, selon la Cour des comptes, ne viennent pas de la crise mais de décisions gouvernementales", ajoute l'ancien Premier ministre.

 

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