Pourquoi être féministe quand on est un mec ?

Publié le par DA Estérel 83

Coulisses de Sarkofrance

 

 

C'est une drôle de question. J'ai lu dans la dernière édition de CAUSETTE que c'était une cause a priori sans intérêt ni profit pour un homme. On aurait tout à y perdre. Vraiment ?

 

Au-delà de la rationalité évidente pour quiconque se réclame de gauche - mais pourquoi donc deux boules vous donnerait une quelconque supériorité naturelle  ? -, je me permets d'évoquer quelques raisons intimes à un féminisme qui, l'âge aidant, s'avère finalement radical (ie normal).

Je ne sais pas si le féminisme, quand on est un homme, est une posture facile ou stupide, un machin séduisant ou une trahison des sexes. Pour ma part, ce n'est pas réfléchi. Côté séduction, la messe est dite depuis plus de 15 ans. Je suis marié.

Côté trahison des sexes, je réfléchis, depuis 13 ans déjà, avec une grave inquiétude, au sort de ma fille aînée, racaille en chef sur le blog éponyme, pour laquelle je pense aux différents sévices que je ferai subir au premier masculin qui s'approchera d'elle sans respect. Plus jeune, j'avais déjà cette crainte diffuse en pensant à une très jeune soeur, qui, fort jolie, pouvait susciter l'envie facile.

Le féminisme se nourrit de culture et de témoignage. Des livres, des films, la culture.

Le féminisme a enfin une autre raison. Il me semble qu'à gauche on cherche à maîtriser la nature, l'instinct, la force des choses. S'imaginer dominé par quelques hormones mâles est quelque chose de terriblement terrifiant.

Publié dans Billet

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