Montpellier: Ségolène Royal en campagne à La Paillade

Publié le par DA Estérel 83

MidiLibre-copie-1 Par KARIM MAOUDJ

 

 

Un petit tour au marché de La Paillade, hier matin. La visite incontournable pour tous les candidats.

Un petit tour au marché de La Paillade, hier matin. La visite incontournable pour tous les candidats. (Photos BRUNO CAMPELS)

 

Elle n’était pas revenue à Montpellier depuis fin 2008. Hier matin, Ségolène Royal, flanquée de deux élus municipaux, Brahim Abbou et Eva Beccaria, a de nouveau goûté aux parfums du marché de La Paillade. Au pas de charge, la candidate aux primaires socialistes pour l’élection présidentielle de 2012 a arpenté les allées, puis s’est rendue au local de l’association culturelle de jumelage Montpellier-Tlemcen. Quelques questions autour du soutien scolaire apporté aux élèves et aux étudiants issus de la communauté maghrébine. Des photos souvenirs avec des enfants, à l’image d’une rock star. Avant de s’engouffrer dans la voiture, direction Sète.

L’ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2007 était de retour à 16 h, à la maison pour tous Léo-Lagrange, pour une rencontre avec les militants. Là, l’ambiance était nettement plus politique. Face à près de 400 personnes (dont Serge Fleurence, premier adjoint au maire de Montpellier, Max Lévita, patron des socialistes à la Ville, François Delacroix, conseiller régional, et Michael Delafosse, adjoint au maire), Ségolène Royal s’est présentée comme "la candidate du peuple". Et demain, si elle était élue, comme la "présidente du peuple français". Elle a tenu également à rappeler la nécessité de "respecter les valeurs de la République". Comme une prémonition sur la suite des événements 

Il aura suffi, comme souvent, d’une étincelle. Un groupe d’une demi-douzaine de personnes se réclamant du Mouvement des révoltés des quartiers populaires, "en réseau avec le Mouvement de l’immigration et des banlieue" (Mib), a perturbé la fin du meeting de Ségolène Royal, hier, à la maison pour tous Léo-Lagrange. Ses membres lui reprochaient ses récents propos favorables à l’envoi de l’armée dans les banlieues. "Les Casques bleus, ce n’est pas dans les banlieues qu’il faut les envoyer mais en Israël", ont-ils lancé. Critiquant également la situation de l’emploi et du logement dans les quartiers.

La candidate aux primaires du PS a dû terminer son discours dans le brouhaha, ses paroles devenant inaudibles devant la réaction de ses partisans face aux attaques dont elle faisait l’objet.

Une demi-heure plus tard, dans un local faisant office de loge, elle commenta l’incident. "Je continuerai à aller dans les quartiers populaires. Ce qui dérange les islamistes, c’est que je puisse me rendre dans ces lieux. Ils aimeraient qu’ils se dégradent. Il est hors de question de les laisser dicter leur loi dans ces endroits qui souffrent. Il faut rétablir la République partout", lâcha-t-elle. Une proposition de rencontre avec deux des représentants du mouvement contestataire lui a été proposée. "Je ne recevrai personne", imposa-t-elle. Avant d’annoncer, avant de quitter Montpellier, une visite au... musée Fabre. Une autre ambiance.

Publié dans S.ROYAL

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