Louis Gallois, nouveau Commissaire général à l'investissement

Publié le par DA Estérel 83

L'Expension

 

 

L'ancien patron d'EADS remplace à ce poste René Ricol, pour gérer les fonds du Grand emprunt.

Louis Gallois, président exécutif d'EADS
Louis Gallois, président exécutif d'EADS
REUTERS/Benoit Tessier

Louis Gallois, 68 ans, ancien dirigeant du groupe aéronautique européen EADS, a été nommé mercredi en Conseil des ministres Commissaire général à l'investissement, a annoncé la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem. M. Gallois succède à ce poste à René Ricol, qui avait donné sa démission le 10 mai après la défaite de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle.

Ce commissariat à l'investissement doit gérer les 35 milliards d'euros du "Grand emprunt" lancé durant le quinquennat de M. Sarkozy, après la crise financière de 2008.

Louis Gallois, haut-fonctionnaire et grand patron qui a fait la plus grande partie de sa carrière dans l'aéronautique, avait quitté EADS le 31 mai.

Ancien élève des prestigieuses écoles de commerce HEC et de la haute administration ENA, il a d'abord été haut fonctionnaire au Trésor, puis directeur de cabinet du ministre socialiste Jean-Pierre Chevènement en 1981 à la Recherche puis à la Défense en 1988.

Nommé président de la SNCF en 1996, ce "patron de gauche", proche du Parti socialiste et soucieux du dialogue social, a, en dix ans, redressé les comptes d'une entreprise en déclin, ramené les clients et lancé un douloureux plan de restructuration du fret, sans trop de heurts.

En juillet 2006, il avait été appelé à la coprésidence exécutive d'EADS pour remplacer Noël Forgeard, contraint de céder la place en raison des retards industriels répétés de l'Airbus A380 et soupçonné de délit d'initié.

Avant cela, Louis Gallois avait longtemps baigné dans l'aéronautique, d'abord comme président de la Snecma (moteurs d'avions) en 1989 puis de l'Aérospatiale, ancêtre d'EADS, en 1992.

 

 

Rumeur autour du refus d'un salaire excessif[modifier]

À son arrivée à la tête d'EADS, une rumeur concernant le salaire de Louis Gallois a couru dans les médias.

Il est indiqué dans le numéro du magazine Capital de septembre 2006 que Louis Gallois refuse de percevoir de la part d'EADS un salaire supérieur à 15 000 euros par mois (180 000 euros par an), ce qui correspond à son ancien salaire à la SNCF. Cela aurait posé un problème, puisque les statuts de EADS prévoient une équivalence dans le traitement de ses deux co-présidents. Thomas Enders, le co-président allemand, refusant de diminuer ses revenus, Louis Gallois aurait alors proposé au conseil d'administration de verser à des associations humanitaires la différence entre son salaire perçu et celui désiré.

Cette rumeur a été démentie par EADS (Figaro du 9 octobre 2006), mais semble-t-il pas par Louis Gallois lui-même. Concernant le versement de la différence à des associations il déclare : « ce que je fais de mon argent est du domaine de ma vie privée » (Le Nouvel Observateur du 19 octobre 2006).

En 2008 et 2009, Louis Gallois a refusé de toucher sa part variable d'un million d'euros. Il touchera donc 900 000 euros de salaire fixe au titre de 2009, comme en 20083. En janvier 2012, interrogé sur son salaire par un auditeur de France Inter il declare gagner 2.600.000€, somme qu'il estime incompréhensible par le plus grand nombre et se prononce en faveur d'une limitation des hauts revenus par l'auto-discipline et la fiscalité. Il déclare dans cette même émission, verser une part de son salaire à des oeuvres socialement utiles, pour "sa sauvegarde personnelle" .

 

Grand Monsieur, respect total

S.P

Publié dans Economie

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