Les mystères des tableaux volés du peintre Charles Lacoste

Publié le par DA Estérel 83

Mediapart

 

 

Dans le tumulte des résultats des élections cantonales et la tourmente dans laquelle Nicolas Sarkozy et l'UMP ont été pris, on en aurait presque oublié qu'une cascade d'affaires continue de menacer l'Elysée et quelques-uns de ses plus proches soutiens. L'affaire Tapie, par exemple, qui vient de resurgir. Mais aussi d'autres affaires, dont celles concernant Guy Wildenstein, qui est tout à la fois un ami proche du chef de l'Etat, le délégué de l'UMP pour la côte est des Etats-Unis, fraîchement réélu à l'Assemblée des Français de l'étranger, membre fondateur du Premier cercle des donateurs de l'UMP et propriétaire d'une célèbre galerie d'art à New York.

 

Charles Lacoste, vers 1950
Charles Lacoste, vers 1950

Or, voici que l'affaire Wildenstein rebondit. Déjà visé par plusieurs enquêtes judiciaires, Guy Wildenstein risque d'être bientôt au centre de nouvelles controverses. Selon notre enquête, son nom apparaît en effet dans une autre histoire, dont nul n'avait encore parlé et qui oppose les héritiers du peintre Charles Lacoste.

 

 

Voilà quelques années, des tableaux déclarés volés par l'un des ayants droit ont été exposés en vue d'être vendus dans la galerie new-yorkaise de Guy Wildenstein. L'ayant droit en question, qui était un ami proche du marchand d'art, était lui-même une personnalité publique puisqu'il s'agissait de Gilbert Gantier (1924-2011), député (UDF) de Paris de 1975 à 2004, ancien adjoint au maire de Paris du temps de Jacques Chirac, et décédé le 16 février dernier.

Au début de notre histoire, il y a donc un peinte célèbre et fécond, Charles Lacoste (1870-1959). De lui, Jacques Chirac, alors maire de Paris, faisait le portrait suivant, en préface d'un recueil édité à l'occasion d'une exposition réalisée à la mairie du XVIe arrondissement, en avril-mai 1985: « Un paysagiste calme et discret, rayonnant d'une lumière quasi mystique, un peinte nabi (...) un autodidacte, exhumé de l'oubli, dont Francis Jammes disait “Lacoste n'est qu'une coulée de lumière où vibre une âme séraphique”».

 

Figurant dans l'école des Nabis, un mouvement artistique post-impressionniste, entre symbolisme et naturalisme, Charles Lacoste est l'ami des intellectuels de son temps, de Claudel jusqu'à Mauriac, en passant par Valéry, Saint-John Perse et donc Francis Jammes, et jouit donc d'une grande notoriété. Et quand il décède, si nombre de ses œuvres ont fait le tour du monde, au gré des toiles que le maître a vendues, il n'en lègue pas moins de très nombreuses autres à son fils, Francis Lacoste (1905-1993).

Francis Lacoste est lui aussi connu, mais dans un autre registre: haut fonctionnaire de renom, il a mené une longue carrière diplomatique et a en particulier été le premier ambassadeur français à Washington, juste à la Libération, avant de devenir ambassadeur de France dans d'autres pays, au Canada ou encore en Belgique. Ancien résistant, commandeur de la Légion d'honneur et Croix de guerre en France, détenteur de la Médaille de la liberté (Medal of Freedom), l'une des plus hautes distinctions américaines attribuée par le président des Etats-Unis, c'est une personnalité marquante, qui force le respect.

 

 

Charles Lacoste, autoportrait
Charles Lacoste, autoportrait

De son vivant, Francis Lacoste cultive la mémoire de son père, et, par fidélité, n'aime guère prêter les nombreux tableaux qu'il a reçus en héritage. Les sollicitations sont pourtant nombreuses. En particulier, de l'une de ses quatre filles, Irène Lacoste, épouse Gilbert Gantier, qui est donc député ; ce dernier ne cesse d'insister auprès de son beau-père pour qu'il lui confie des œuvres et qu'il puisse les exposer dans son domicile parisien.

 

Francis Lacoste, qui n'aime guère cet empressement, finit malgré tout par accepter. Et de nombreux tableaux quittent le Pays basque, où le diplomate a pris sa retraite, pour venir décorer l'appartement parisien de Irène et Gilbert Gantier.

 

Ci-dessous quelques œuvres du peintre:

 

 

 

 

 

 

 

Un avis de vol dans la Gazette Drouot

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Il se passe hélas, le 25 août 1983, un fait divers malencontreux: Gilbert Gantier découvre ce jour-là que plusieurs tableaux célèbres du peintre Charles Lacoste, que son beau-père lui avait prêtés, ont été volés. Selon l'usage auquel se plient le plus souvent les amateurs d'art et les collectionneurs, La Gazette de l'Hôtel Drouot, qui est la bible des spécialistes, est alertée et publie un avis le 14 octobre 1983. Comme on le voit sur la reproduction ci-contre, l'avis comprend les photos des quatre tableaux qui ont disparu, et apporte les précisions suivantes: « Volés le 25 août tableaux Charles Lacoste: "Crépuscule d'hiver dans Hyde Park", 1923 (...) "Remorqueurs à Battersea", 1896 (...) "Autoportrait" (1889) (...) "Ville, niche, cour, arbre" 1900".».

 

 

L'affaire affecte beaucoup Francis Lacoste. D'autant qu'au nombre des tableaux subtilisés, il y a cet autoportrait de son père, auquel il tenait tout particulièrement. Pourtant, il n'en tient visiblement pas grief à son gendre, puisqu'il cède encore à son insistance et finit par accepter de prêter de nouvelles œuvres, afin d'organiser en 1985 cette exposition à Paris, qui donne lieu à cette préface de Jacques Chirac que nous avons évoquée.

 

Quelque temps plus tard, la famille est affectée par deux décès. C'est d'abord Francis Lacoste qui meurt, en 1993, puis sa fille Irène Lacoste-Gantier, en 1998. En droit, les tableaux réalisés par le peintre Charles Lacoste deviennent donc à l'époque la propriété d'une indivision qui regroupe notamment Dominique Lacoste, qui est une autre fille du diplomate décédé, et Gilbert Gantier, veuf de Irène Lacoste, ainsi que ses enfants. Il n'y a donc pas à l'époque de brouille de famille: il suffit qu'un jour les ayants droit sortent de l'indivision et qu'un partage soit effectué...

 

Il va pourtant se produire, en 2002, un fait nouveau qui va tout envenimer. Par hasard, par un ami qui lui téléphone de New York, Dominique Lacoste (la fille du diplomate et la petite-fille du peintre) apprend qu'une exposition-vente est annoncée des œuvres de son grand-père, du 30 janvier au 2 mars 2002, à la galerie créée par le célèbre marchand d'art, Daniel Wildenstein, et qui a été reprise à son décès, par son fils, Guy.

L'exposition, dont toute la presse parle (ici l'article de l'époque du New York Times), doit comprendre une cinquantaine d'œuvres, celles que Gilbert Gantier et son épouse ont chez eux en dépôt, et doivent être vendues, avec une mise à prix globale de 1.006.000 dollars. Sur le coup, Dominique Lacoste tombe des nues. En droit, les tableaux ne peuvent être mis à prix, lors de l'exposition, et cédés, car ils appartiennent à l'indivision.

 

Ce n'est pourtant pas sa seule surprise. Le catalogue qui a été réalisé pour l'occasion lui en réserve d'autres. Il s'ouvre sur une dédicace de Guy Wildenstein, en anglais. Le marchand d'art y dédie l'exposition à Irène Lacoste-Gantier, « l'épouse d'un vieux et cher ami de ma famille », et il se réjouit que cela se passe aux Etats-Unis, là où « l'ambassadeur Francis Lacoste, fils de l'artiste, fut envoyé rouvrir l'ambassade de son pays tout juste libéré ». A la suite, il y a une autre préface, signée « Gilbert Gantier, député de Paris », qui exprime « sa profonde gratitude à Guy Wildenstein pour le soin qu'il a pris à réaliser cette splendide exposition dans sa prestigieuse galerie ».

 

Les tableaux volés réapparaissent à New York

Mais surtout, quelques pages plus loin, c'est le choc. Dominique Lacoste découvre la reproduction de trois des quatre œuvres... déclarées volées dix-neuf ans plus tôt. Dans le catalogue, on découvre en effet la toile Crépuscule d'hiver, qui était reproduite tout en haut de l'avis de vol publié par La Gazette de l'Hôtel Drouot. 

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Charles Lacoste - Crépuscule d'hiver
Charles Lacoste - Crépuscule d'hiver

 

Y figure aussi la toile Remorqueurs à Battersea, qui était reproduite juste en dessous dans la même Gazette.

 

Charles Lacoste - Remorqueurs à Battersea
Charles Lacoste - Remorqueurs à Battersea

 

Y est reproduit enfin la toile dénommée Ville, niche, cour, arbre, qui figurait tout en bas de l'annonce de la Gazette. Pour cette exposition à New York, ce dernier tableau a toutefois changé de nom: Les Jardins dans Paris: Saint-Jean-de-Dieu.

 

Charles Lacoste - Ville, niche, cour, arbre
Charles Lacoste - Ville, niche, cour, arbre

 

 

 

 

Les reproductions de ces tableaux, que Mediapart a extraites du catalogue réalisé pour l'exposition de New York de 2002, correspondent bien à trois des œuvres déclarées volées dans l'avis paru en 1983 dans laGazette Drouot (voir ci-contre).

 

Par son avocat, Dominique Lacoste signifie donc aux organisateurs de l'exposition, qu'elle est formellement opposée à la vente des tableaux. En dernière minute, alors qu'un cocktail doit réunir plusieurs milliers de personnes, et que des mises à prix ont déjà été fixées pour chacun des tableaux, Guy Wildenstein doit, à la hâte, tout modifier: l'exposition-vente est transformée en simple... exposition.

 

Comment des tableaux déclarés volés en 1983 peuvent-ils donc être exposés en 2002 à New York en vue d'être vendus? Nous avons voulu poser la question à Guy Wildenstein. Par l'intermédiaire de ses conseils, ce dernier nous a fait parvenir une longue déclaration écrite (que l'on peut lire dans sa version intégrale sous notre onglet "Prolonger"), dans laquelle il explique dans quelles conditions l'exposition a été organisée.

Il affirme n'avoir jamais rien su de ces vols jusqu'à ce que Mediapart l'interroge à ce sujet: «A aucun moment il n'a été fait état, ni par M. Gantier, ni par les membres de la famille Lacoste ou leurs conseils, en dépit du différend qui les opposait à M. Gantier, de ce que certaines de ces œuvres auraient prétendument été volées ou déclarées comme telles plusieurs années auparavant. Monsieur Guy Wildenstein n'a été informé de cette allégation que par M. Laurent Mauduit, à l'occasion du contact que celui-ci a pris avec ses conseils dans le cadre de la préparation de son article. Monsieur Wildenstein n'a aucun élément pour se prononcer sur la portée de cette allégation. Il est regrettable qu'elle ait vocation à être rendue publique quelques semaines après la disparition de Monsieur Gantier, qui ne pourra y répliquer», nous a en particulier déclaré Guy Wildenstein.

Par l'intermédiaire de son conseil, Francis Gantier, fils de Gilbert, nous a fait savoir, lui, qu'il ne souhaite pas s'exprimer tant que la procédure civile portant sur la succession de Francis Lacoste n'avait pas été définitivement jugée.

De son côté, Frédérique Chappey, qui fut le commissaire de l'exposition de 1985 et l'un des organisateurs de celle de New York en 2002 – il a en particulier supervisé la confection du catalogue dont les reproductions ci-dessus sont extraites –, nous a apporté un témoignage légèrement différent : après quelques hésitations, il nous a dit se souvenir que des tableaux avaient effectivement été volés, mais il croit se souvenir que Gilbert Gantier, aidé par un commissaire de police, avait fait la tournée des "puces" à Paris et avait fini par retrouver une toile ou deux.

Selon Dominique Lacoste, son père aurait en fait été informé qu'un seul tableau avait été retrouvé, en l'occurrence aux Pays-Bas, mais n'en a pas de preuve formelle. Il pourrait s'agir du tableau Remorqueurs à Battersea, mais la petite fille du peintre n'en a pas de preuve formelle.

 

Comment Frédérique Chappey (actuel directeur des musées de la ville de Boulogne-Billancourt) a-t-il donc pu faire figurer dans sa brochure des tableaux, sans s'inquiéter que certains aient été déclarés volés? Alors qu'il dirige l'une des galeries les plus prestigieuses au monde, comment Guy Wildenstein peut-il à l'époque ignorer les vols des tableaux, qui ont fait l'objet d'un avis public?

 

Quoi qu'il en soit, il prend visiblement conscience très vite que l'affaire ne peut être menée comme cela était convenu avec Gilbert Gantier et que la vente ne peut pas avoir lieu. C'est ce qui ressort de l'attestation (dont on voit un extrait ci-contre et que l'on peut télécharger dans sa version intégrale ici) établie par Guy Wildenstein, expliquant pourquoi l'exposition-vente a précipitamment été transformée en une simple exposition. Tout pourtant était prêt. Comme l'atteste le document ci-dessous, les mises à prix étaient fixées pour chacun des tableaux, y compris les tableaux volés.

 

Une plainte enterrée

Ce qui n'arrange rien, c'est que les moyens policiers de l'époque ne sont pas encore ce qu'ils sont devenus depuis. A partir de 1995, l'Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC) dispose en effet d'une banque de données (dénommée Treima), où

sont répertoriées toutes les œuvres volées, laquelle base a été progressivement complétée avec des vols pouvant remonter jusqu'à 1975. Encore faut-il que les vols aient donné lieu à une plainte et que les victimes aient transmis des documents photographiques de qualité. Or, dans le cas présent, rien de tel...

 

Pour Dominique Lacoste, qui n'a connaissance de l'exposition que par hasard, commence alors un invraisemblable parcours d'obstacles. Car elle a beau se démener dans tous les sens, beaucoup de ses initiatives butent sur d'étonnantes difficultés. D'abord, indignée que des tableaux déclarés volés aient pu mystérieusement réapparaître lors de cette exposition, elle porte plainte le 4 juillet 2003. Mais en deux temps trois mouvements, l'affaire est enterrée: le Parquet lui adresse un avis de classement dès le 30 septembre suivant. Circulez, il n'y a pas à enquêter...

 

Et puis au civil, commence une procédure interminable. Car Dominique Lacoste, appuyée par un autre ayant droit, demande alors à sortir de l'indivision qui comprend un actif successoral très important. Il englobe en particulier 596 tableaux, dont ceux qui sont en dépôt chez les Gantier. Une interminable procédure car Gilbert Gantier de son vivant a longtemps fait valoir que certains des tableaux en dépôt étaient en fait la propriété de son épouse et de lui-même.

Après des années de bataille, l'affaire qui oppose désormais d'un côté Dominique Lacoste et un membre de sa famille, de l'autre les ayants droit de Gilbert Gantier et Irène Lacoste, n'est toujours pas close. Par un jugement en date du 10 décembre 2007, le tribunal de grande instance de Bayonne a d'abord ordonné le partage de l'indivision, estimant que « les tableaux entreposés chez Monsieur Gilbert Gantier ne constituent pas des objets mobiliers d'usage courant mais bien des œuvres d'art de valeur ». Mais, par un arrêté en date du 25 mai 2010,  la Cour d'appel de Pau a réformé ce jugement, estimant que « parmi les 41 tableaux inventoriés chez feu Gilbert Gantier, seuls 18 doivent être regardés comme étant en dépôt et attribués préférentiellement à Francis et Renaud Gantier ». L'affaire va donc maintenant aller en cassation.

 

Par-delà les suites judiciaires que cette confrontation aura, au civil, il reste que cette affaire tombe au plus mal pour Guy Wildenstein comme pour l'Elysée. Car cette affaire de tableaux volés en 1983, puis exposés à New York en 2002, prend un fort relief dans le contexte des nouveaux développements de l'affaire Wildenstein. Pour Guy Wildenstein, déjà mis en cause dans d'autres affaires (voir toutes nos enquêtes à ce sujet qui sont répertoriées sous l'onglet "Prolonger"), portant en particulier sur une présomption de vaste fraude fiscale, cette nouvelle histoire que révèle Mediapart s'ajoute en effet à celles que vient de publier Le Point.

 

Trente œuvres «disparues ou volées» retrouvées à l'Institut Wildenstein

Sous le titre « Trente œuvres "disparues ou volées" ont été saisies à l'Institut Wildenstein: les richissimes marchands d'art sont soupçonnés de "recel" »Le Point a récemment détaillé dans une enquête les surprises des policiers, à l'occasion d'une perquisition qu'ils ont effectuée les 11 et 12 janvier dernier à l'Institut Wildenstein, qui est implanté rue La Boétie à Paris (c'est l'immeuble mitoyen de celui du siège... de l'UMP!). Il ont effectivement découvert dans la salle des coffres une « caverne d'Ali Baba » comprenant plusieurs centaines de tableaux et statues, dont effectivement trente œuvres déclarées disparues ou volées, provenant notamment d'une très riche succession, celle Anne-Marie Rouart.

Pour Guy Wildenstein, les affaires se cumulent donc les unes aux autres. Car dans le même temps, les deux juges chargés d'instruire les premières affaires dans lesquelles son nom est apparu (voir sous l'onglet «Prolonger» les enquêtes de Mediapart), et qui portent sur une présomption de blanchiment et une vaste fraude fiscale, continuent d'avancer dans leurs investigations. Tâche complexe! Car la famille Wildenstein a « logé » une quantité considérable de tableaux de très grande valeur dans des « trusts » implantés dans des paradix fiscaux, notamment aux îles Caïmans et à Guernesey (lire notamment notre enquête L'affaire Wildenstein rebondit).

Nous avions en particulier révélé ce document confidentiel qui dressait une liste (parmi d'autres) de quelques-uns des tableaux contenus dans l'un de ces « trusts ». Pour mémoire, revoici ce document:

Pour télécharger ce document, cliquer ici.

 

 

 

Mais dans leurs investigations, les juges ne sont toujours pas aidés par le ministère des finances, qui se refuse à ouvrir la moindre enquête pour fraude fiscale. Selon une autre enquête récente du Point, les deux juges ont donc décidé d'interpeller le ministère des finances sur ce point. Dans un courrier en date du 23 novembre, explique l'hebdomadaire, « ils évoquent des soupçons de fraude fiscale pesant sur la succession du milliardaire Daniel Wildenstein ». Le magazine ajoute: « Les magistrats dressent la liste des biens non déclarés : une incroyable collection de tableaux, une propriété au Kenya, une autre aux îles Vierges, la galerie d'art qu'ils possèdent à New York... et aussi un mystérieux compte bancaire au Japon. » Ultime précision du Point: comme les deux juges le rappellent « dans leur courrier, si l'administration fiscale n'a pas porté plainte avant le 31 décembre, la fraude sera prescrite ».

 

Des plaintes qui n'aboutissent pas ou sont classées sans suite; des tableaux volés qui réapparaissent: décidément, les différents volets des affaires Wildenstein présentent de troublantes similitudes...

A suivre, le second volet de notre enquête: la scandaleuse inertie de Bercy

Publié dans Société

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