Le sacre des royalistes au gouvernement

Publié le par DA Estérel 83

JDD

 

 

Toute la garde rapprochée de Ségolène Royal est désormais au gouvernement. Faut-il y voir un geste envers la candidate battue à La Rochelle? Revue de détails des nouveaux entrants et autres ministres déjà en poste, tous proches de l'ex prétendante à l'Elysée.

Garot Batho Vallaud-Belkacem Bertinotti

 

Ségolène Royal ne sera ni au gouvernement ni à l'Assemblée nationale. "Je me reconstruis et je fais mon travail en région et à la rentrée de septembre je verrai. Je n'ai rien demandé et ne demande rien", écrivait-elle sur Twitter jeudi. Pour l'instant, l'avenir politique de l'ancienne candidate reste flou. Ses proches, eux, ont, depuis le remaniement de jeudi, tous intégré l'équipe gouvernementale. Des nominations qui peuvent être interprétées comme un geste à l'égard de celle qui a encaissé une douloureuse défaite aux législatives.

Delphine Batho, la promotion éclair

 

 

A 39 ans, Delphine Batho est passée du poste de ministre déléguée à la Justice à celui de ministre de l'Ecologie, où elle prend la place de Nicolas Bricq. Une vraie promotion alors que cette spécialiste des questions de sécurité semblait entretenir des relations complexes avec sa ministre de tutelle, Christiane Taubira. "Il ne s’est strictement rien passé avec Mme Batho", a toutefois tempéré la garde des Sceaux vendredi après le Conseil des ministres. Delphine Batho avait porté la parole de Ségolène Royal lors de la primaire socialiste, après l'avoir conseillé durant la campagne présidentielle de 2007. Cette dernière lui avait-même laissé sa circonscription des Deux-Sèvres alors qu'elle aurait pu se faire réélire dans un fauteuil.

Guillaume Garot, la surprise du remaniement

 

 

A 46 ans, l'ancien porte-parole de Ségolène Royal devient ministre délégué à l'Agroalimentaire, auprès du ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll. Jusqu'à jeudi, rien n'avait laissé présager une entrée au gouvernement du député-maire de Laval. En 2007, il avait activement participé à la campagne présidentielle de Ségolène Royal. Il fait partie des fidèles parmi les fidèles de l'ancienne candidate.

Najat Vallaud-Belkacem, la benjamine du gouvernement

 

 

A 34 ans, Najat Vallaud-Belkacem reste aux même fonctions : celle de porte-parole du gouvernement en plus du ministère des Droits des femmes. En 2007 comme en 2012, elle avait porté la parole de Ségolène Royal. Très active dans l'équipe de campagne de l'ancienne candidate, elle n'a depuis jamais cessé de manifester son soutien à la présidente de la région Poitou-Charentes. Au lendemain de la douloureuse défaite de Ségolène Royal en Charente-Maritime, Najat Vallaud-Belkacem, 34 ans, avait assuré : "Nous avons besoin d'elle."

Dominique Bertinotti, le soutien sans faille

 

 

Elle fait partie des intimes de Ségolène Royal. La ministre déléguée à la Famille garde elle aussi son portefeuille. Très active lors de la campagne de la candidate en 2007, la maire du 4e arrondissement dirigeait la campagne de Ségolène Royal pour la primaire socialiste. Lors de l'entre-deux-tours des élections législatives, marqué par l'affaire du tweet de Valérie Trierweiler, elle refusait de s'exprimer sur cette question si ce n'est pour rappeler son soutien "entier et total" à Ségolène Royal. 

Aurélie Filippetti, l'émancipation

 

 

A seulement 39 ans, la ministre de la Culture garde son portefeuille. Elue députée de Moselle, Aurélie Filippetti avait rejoint l'équipe de campagne de Ségolène Royal, où elle était devenue conseillère spéciale sur plusieurs sujets : environnement, culture, éducation, sujets de société. Lors du Congrès de Reims de 2008, qui devait désigner le successeur de François Hollande à la tête du PS, elle était porte-parole du courant pro-Royal "L'Espoir à gauche". Lors de la primaire socialiste en octobre dernier, elle avait cette fois fait le choix de soutenir François Hollande.

Publié dans S.ROYAL

Commenter cet article