Le PS dénonce les manoeuvres de la droite pour empêcher sa primaire

Publié le par DA Estérel 83

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Les socialistes, qui veulent obtenir les listes électorales pour organiser leur primaire, estiment que la majorité leur met des bâtons dans les roues. Certains départements n'ont transmis aucune information. Le PS ne parvient pas non plus à obtenir les fichiers de l'Insee.

 

La préparation de la primaire socialiste se fait dans la douleur. Les permanents du PS s'échinent, jour après jour, à recueillir les données électorales nécessaires à la réussite du processus.«A la fin de la semaine dernière, il y avait encore 20 départements qui ne nous avaient pas communiqué les listes électorales», confie Christophe Borgel, secrétaire national aux élections. La Commission nationale informatique et liberté (CNIL) a validé la démarche du PS, rappelle-t-il.

«Les préfectures ne nous disent jamais qu'elles refusent, mais plutôt qu'elles n'ont aucunes données!». Ce serait le cas en Ardèche ou en Dordogne. «D'autres départements, comme le Doubs ou la Drôme, nous expliquent qu'ils n'ont pas de listes à jour», poursuit Christophe Borgel, qui n'a pas obtenu la moindre réponse de l'Eure. «Certains départements nous ont même dit qu'ils n'avaient pas les listes informatisées mais qu'ils voulaient bien que l'on vienne faire des photocopies!», complète-t-il. .

Une réticence «pas saine»

La semaine dernière, Ségolène Royal, candidate à la primaire, avait dénoncé ces préfets «réticents» à communiquer les listes et demandé au ministre de l'Intérieur, Claude Guéant de mettre «un peu d'ordre» dans cette affaire. «Cette réticence à ce qu'un parti politique organise un évènement démocratique aussi original que celui-là n'est pas saine», estime le porte-parole du parti, Benoît Hamon. François Lamy, le conseiller politique de Martine Aubry, a rappelé que «le ministère de l'Intérieur s'était engagé à nous aider» et à ce que «les préfectures communiquent les listes électorales».

Il n'y a pas que dans les préfectures que le PS a des soucis: il ne parvient pas non plus à se procurer les liste de l'Insee, sous la responsabilité, cette fois, du ministère de l'Economie et des Finances. Ces fichiers permettraient de «régler les problèmes des villes de moins de 5.000 habitants, soit quelque 95% des communes du pays», explique-t-on au PS. «Après six mois de discussions, nous étions sur le point d'aboutir, résume Christophe Borgel. Et puis on vient de nous informer que cela pose un problème juridique! C'est curieux qu'ils ne s'en soient pas aperçu au début!».

Démultiplier les troupes

Pour pallier les «carences» des services de l'Etat, le PS compte démultiplier ses troupes. Les parlementaires et les grands élus vont appuyer localement le travail des fédérations. «Au pire, nous traiterons les mairies une par une», déplore Christophe Borgel, qui met en cause ouvertement le travail de «sape» de Jean-François Copé et d'une petite équipe de parlementaires UMP qui veut «décrédibiliser» et «casser la dynamique» de la primaire. «Ils n'empêcheront pas la primaire de se tenir et d'être un grand moment de mobilisation populaire», assure-t-il. La primaire est prévue les 9 et 16 octobre. Le PS espère qu'au moins 1 million de Français y participeront. Le dépôt officiel des candidatures est fixé du 28 juin au 13 juillet.

RENAUD  CZARNES

Publié dans PS

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viviane 30/05/2011 20:16


décidement, tous les prétextes seront bons pour ne pas faire ces primaires qui sont une formalité pour Ségolène et ils le savent ! Ce cher Michel Vauzelle qui voulait les faire disparaitre est un
prefet fantôme qui empoche depuis 1993 une retraite de 4000 euros pour un poste qu'il n'a jamais tenu ! en plus si tu va sur le site de l'assemblée nationale puisque ce cumulard est député, à
profession on lit ébahi : prefet !!!!